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273 articles avec humeur

Le sens de l'accueil

Publié le par Lance

Après des déplacements à Amiens et à Bourg-en-Bresse, le Racing Club de Lens joue ce soir à Orléans (coup d'envoi à 20h45). Le club picard avait tout fait pour limiter le nombre de supporters lensois au Stade de la Licorne (c'est de bonne guerre...) : refus d'augmenter le quota de places prévu par la LFP pour les supporters visiteurs, fermeture de la billetterie en ligne et limitation de la vente à quatre places par personnes. Les fans du RCL avaient cependant réussi à se procurer des places dans les quatre tribunes d'une enceinte qu'ils connaissent trop bien.

Les dirigeants de Bourg-en-Bresse et d'Orléans se sont montrés plus enthousiastes à l'idée d'accueillir les supporters lensois. Après la rencontre entre le FBBP et le RCL, le club de l'Ain a rédigé un communiqué pour féliciter les supporters du club du Pas-de-Calais et s'excuser du dispositif de sécurité qu'ils ont subi. Au moins ont-ils eu le droit de se rendre au Stade Verchère cette saison (voir notre article Dixième injustice de la saison)...

Le sens de l'accueil

Le club du Loiret a, lui, ouvert une tribune permettant de recevoir plus de supporters visiteurs. Plus de 500 lensois pourront ainsi assister au match entre Orléans et Lens.

Le sens de l'accueil

Merci aux clubs de Bourg-en-Bresse et d'Orléans pour leur sens de l'accueil, malheureusement trop rare en Ligue 1 et en Ligue 2...

Lance

Publié dans Humeur

Lens déçoit encore et doit passer à un plan B

Publié le par Lance

Depuis le début de saison, les joueurs du Racing Club de Lens pénélopent. Ils travaillent ainsi en toute discrétion, à l'abri des regards, la quasi-totalité des entraînements se déroulant à huis clos. Personne ne peut assister aux séances et personne n'est donc aujourd'hui en mesure d'affirmer qu'ils travaillent vraiment. Le contenu de leurs rencontres ne lèvent nullement le doute.

Hier à Bourg-en-Bresse, les Lensois ont une fois encore livré une prestation de piètre qualité. Ils n'y ont pris qu'un point (0-0), ne méritaient pas plus et peuvent même s'estimer heureux du résultat final, leurs adversaires s'étant procurés de belles occasions en fin de rencontre (deux buts refusés pour hors jeu et un coup franc sur la barre).

Lens avance actuellement à un rythme de reléguable. Avec deux points sur douze gagnés lors des quatre dernières journées, Nicolas Douchez et ses partenaires affichent le dix-huitième bilan de Ligue 2 (seizième bilan lors des sept dernières journées avec un total de huit points). Après vingt-quatre journées, ils comptent le même nombre de points que la saison passée (37 unités). Le club a pourtant pu compter sur une enveloppe financière pour recruter quand il avait dû se contenter de joueurs libres un an plus tôt.

Comme la saison passée, le Racing est encore en course pour la montée. Il le doit au surplace que font la plupart de ses concurrents directs. Lens compte aujourd'hui seulement deux points de retard sur le deuxième (Troyes) et le troisième (Reims) quand il était dix longueurs derrière le deuxième (Nancy) et cinq derrière le troisième (Metz) il y a un an. Le RCL 2016-17 est donc en meilleure situation cette saison. Pourtant, la dynamique était plus favorable aux hommes d'Antoine Kombouaré. En sept journées, ils avaient ainsi pris sept points de plus que ceux d'Alain Casanova.

L'équipe entraînée par le Kanak avait lutté pour la montée jusque la trente-sixième journée. Il est difficile d'envisager aujourd'hui qu'une équipe qui déçoit et qui régresse puisse faire de même. Une victoire lundi contre Clermont permettrait d'espérer momentanément une bonne opération au classement. Elle ne suffirait pourtant pas à éteindre le mécontentement qui habite les supporters, contrairement à ce qu'estime l'entraîneur lensois. "Après les victoires face à Metz et Tours, tout allait bien", ose-t-il avancer lorsqu'il est interrogé sur la colère des supporters (voir notre article "Casanova casse-toi"). Celui qui considère que le plaisir passe uniquement par le résultat (voir notre article Comme une incompréhension) ignore que la qualité de jeu évite l'ennui, annonce de futurs succès et permet d'atteindre un objectif. Combien de bons matches a effectué le RCL depuis qu'il est entraîné par l'ancien technicien toulousain ? Combien de fois a-t-il séduit ? Après avoir disputé près de deux-tiers des journées de Championnat, quel est le "match référence" de cette équipe ?

Le RCL de Casanova est une équipe dont les fondations reposent sur des sable mouvants. La philosophie de jeu prônée par l'entraîneur lensois éteint les joueurs les uns après les autres. Pour sa première rencontre disputée en Ligue 2, Thomas Ephestion n'a pas hésité à aller de l'avant et à chercher à amener le danger dans la défense adverse. Il est à craindre qu'il se contente dans quelques semaines de multiplier les passes sans aucune prise de risque, comme le font aujourd'hui tous ses partenaires, opprimés par le culte de la possession.

Lens est toujours en bonne position dans la course à la Ligue 1. Casanova et ses joueurs et se réfugient derrière la seule lecture du classement. Gervais Martel semble attendre que la pièce jetée en début de saison retombe, si possible du bon côté. Une telle attitude pourrait s'avérer dangereuse pour l'issue de la saison. Le président lensois doit attraper la pièce au vol et convaincre ses actionnaires, qui ont installé Casanova à la tête de l'équipe première lensoise, du bien fondé d'un changement d'entraîneur. La saison passée, les dirigeants du FC Metz avaient remplacé José Riga par Philippe Hinschberger à l'issue des matches aller alors que les Grenats étaient sixièmes avec un seul point de retard sur le troisième mais restaient sur une série de quatre points gagnés en six matches. Bernard Seurin avait expliqué cette décision par "une analyse approfondie des résultats à mi saison et aussi de leur évolution au fil du temps."

Le RC Lens ne peut se contenter d'espérer que demain soit meilleur parce que la pelouse sera plus verte. C'est en jouant, en affichant un état d'esprit offensif, en se montrant convaincant et vraiment supérieur à ses adversaires qu'il doit atteindre son objectif de montée. En faisant donc tout ce qu'il n'a pas fait depuis le début de saison...

Lance

 

Championnat de France 2016-17 - Ligue 2
Vingt-quatrième journée

Bourg-en-Bresse - Lens : 0-0
Avertissements au Burgien Nirlo (80ème) ; au Lensois Opare (90ème +2)

Bourg-en-Bresse : Fabri - Faivre (cap.), Ponroy (Digbeu, 25ème), Perradin, N'Simba - Nirlo, Damour, Del Castillo (Bègue, 78ème), Hoggas, Berthomier - Heinry. Entraîneur : Hervé Della Maggiore

Lens : Douchez (cap.) - Opare, Duverne, Cvetinovic, Lala - Bostock, Koukou, Bellegarde (Ephestion, 63ème) - Fortuné, Lopez, Zoubir (Gérard, 74ème). Entraîneur : Alain Casanova.

Photo : FBBP

Vous pouvez discuter de la situation du RCL et de l'apport de son entraîneur sur le forum Cœur Sang et Or.

Publié dans Humeur

"Casanova casse-toi"

Publié le par Lance


Après trois défaites consécutives (contre Nîmes, à Amiens et à Bergerac), Lens a pris un point hier contre Troyes (0-0). Le résultat est insuffisant et le jeu proposé une nouvelle fois déplorable. Une partie de Bollaert a fort logiquement fait part de sa colère. Des banderoles ("À Lens, c'est pas les vacances, bougez-vous !" ; "Si nous sommes le douzième homme, où sont les onze premiers ?") et un chant ("Lensois bouge ton cul") ont été adressés aux joueurs. L'entraîneur a évidemment également été visé. Quelques minutes avant le coup d'envoi, lors de l'annonce de la composition des équipes, le nom de Casanova a été suivi de quelques sifflets. Ils étaient moins nombreux que ceux adressés à Jean-Louis Garcia mais il s'agissait des seules huées à l'encontre d'un Artésien. Dans les dernières minutes de jeu puis après le coup de sifflet final, une partie de la Marek a réclamé le départ de l'entraîneur : "Pour le Racing, ce soir on va chanter : Casanova casse-toi".

Cette réaction prouve au moins qu'une partie des 21 398 spectateurs présents en tribune a réussi l'exploit de rester éveillée à l'issue de quatre-vingt-dix minutes d'un jeu "casanovesque". Un 4-3-3 avait été préféré à l'habituel 4-2-3-1 mais rien ne change. Les défauts restent les mêmes. Le RCL a évidemment eu la possession de balle et ainsi validé le principal critère de qualité aux yeux de son entraîneur. Les Sang et Or n'ont pourtant encore une fois rien su faire du ballon : multiplication des passes entre joueurs défensifs, longs ballons balancés devant, défenseurs latéraux et milieux de terrain qui n'apportent pas de soutien aux attaquants, jeu lent, absence de changements de rythme. Le visage du Racing est malheureusement trop bien connu. L'équipe ronronne et ne met pas les ingrédients pour réussir à s'imposer.

Casanova est pourtant satisfait de ce qu'il a vu. S'était-il lui aussi endormi devant le jeu de son équipe ? "On a six occasions pour remporter le match, a-t-il rêvé pendant son sommeil [...] On ne peut reprocher qu’une seule chose aux joueurs : ne pas avoir gagné le match. Au niveau des intentions de jeu, de la volonté, de la solidarité, de l’engagement pour marquer jusqu’à la dernière minute, les joueurs ont tout mis en œuvre pour inverser la tendance." Le Racing était tellement bon et tellement dangereux que Casanova n'a éprouvé le besoin de ne procéder qu'à un seul changement, poste pour poste (remplacement de Zoubir par Gérard à la 74ème minute).

Le Racing n'a pris que sept points sur dix-huit en six rencontres (deux victoires tirées par les cheveux, un nul, trois défaites), soit le quatorzième bilan de la L2. Les résultats de ses adversaires lui permettent d'être encore dans la course à la montée. Sans changement, il pourrait en être exclu prochainement...

Lance

Championnat de France 2016-17 - Ligue 2
Vingt-troisième journée

Lens-Troyes : 0-0
Avertissements au Lensois Bourigeaud (90ème) ; au Troyen Giraudon (28ème)

Lens : Douchez (cap.) - Opare, Duverne, Cvetinovic, Lala - Bostock, Koukou, Bourigeaud - Fortuné, Lopez, Zoubir (Gérard, 74ème). Entraîneur : Alain Casanova

Troyes : Samassa - Cordoval, Hérelle, Martial (N'Diaye, 72ème), Traoré - Grandsir, Giraudon - Dingomé, Darbion (Ben Saada, 81ème), Nivet (cap.) - Niane (Tinhan, 67ème). Entraîneur : Jean-Louis Garcia.

Vidéo : compte YouTube LENS 1906

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Cinq mois plus tard, rien n'a changé

Publié le par FatherTom

Après les avoir déjà rencontrés deux fois sous la chaleur de l'été (0-0 en match de préparation, 1-1 en Championnat), les Lensois accueillent ce soir les joueurs de Troyes. "La chaleur a été un élément important du match", constatait Alain Casanova à la fin du mois d'août après le décevant nul ramené de l'Aube par ses joueurs. Depuis, les Sang et Or ont connu la douceur automnale, le froid humide ou sec et le gel, mais ils n'ont pas pour autant mieux joué...

Le 26 août, les Artésiens avaient ouvert le score dès les premières minutes du match grâce à un penalty transformé par John Bostock. À la pause, ils semblaient bien partis pour s'imposer. Malheureusement, ils allaient révéler au retour des vestiaires un visage qui, cinq mois plus tard, est toujours d'actualité... "On est tombé dans une forme de suffisance, de léthargie où l'on s'arrête de jouer, constatait Casanova à l'issue de la rencontre. Le ballon vit moins, les échanges sont lents. Peu de mobilité, peu de déplacements : tout ce qui nous avait permis de réaliser une première mi-temps maîtrisée, contrôlée, où l'avantage, après quarante-cinq minutes, était – je le pense – tout à fait logique. Même si Troyes est revenu avec de bonnes intentions en seconde mi-temps, il fallait être capable de faire encore courir le ballon, d'être encore très disponible, et d'essayer de pousser nos actions pour leur poser des problèmes. On n'a pas su le faire."

Cinq mois plus tard, les supporters attendent toujours que les joueurs sachent le faire... Ils semblent ne pas progresser et répètent constamment ces mêmes erreurs. Le week-end dernier, à Amiens (2-1), ils ont concédé leur onzième égalisation en vingt-deux journées de Championnat et ont laissé filer des points, comme ils l'avaient déjà fait à Troyes (1-1), face à Bourg-en-Bresse (1-1), à Clermont (1-1), face à l'AC Ajaccio (1-1) et à Auxerre (1-1) alors qu'ils menaient au score. C'est ainsi un total de treize points que les joueurs de Casanova ont abandonné depuis le match aller face à Troyes.

FatherTom

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Un mercato qui rend perplexe

Publié le par Lance

Un mercato qui rend perplexe

Le mercato d'hiver s'est terminé hier, à minuit. Troisième à l'issue des matches aller, Lens a pourtant procédé à plus de transferts que la saison et son classement ne le laissaient supposer. Simon Banza (prêt à Béziers), Teddy Chevalier (Courtrai), Viktor Klonaridis (prêt au Panathinaikos), Loïck landre (Genoa) et Patrick Olsen (Grasshoper Zurich) sont partis tandis que Thomas Ephestion (Béziers), Kermit Erasmus (prêté par Rennes), Habib Habibou (Rennes) et Daniel Opare se sont engagés au Racing.

Le RCL a allégé son effectif d'une unité. L'objectif du club a été de se séparer des éléments bannis par Alain Casanova. Teddy Chevalier (27 minutes de jeu en deux matches de L2 joués en août, à Nîmes et contre Amiens), Loïck Landre (90 minutes lors de la première journée, à Niort) et Patrick Olsen (0 minute disputée) sont allés chercher du temps de jeu ailleurs. En passe de devenir un nouvel exclu, Viktor Klonaridis (aucune apparition lors des quatre derniers matches de L2, non retenu pour le déplacement à Amiens) a aussi quitté le club. Pas (encore ?) au niveau de la L2, Simon Banza (38 minutes jouées en août, à Troyes) cherchera à progresser en National.

Deux des quatre recrues sont des joueurs offensifs. "Il s'agissait d'avoir un effectif un peu plus conséquent sur le plan offensif", expliquait Alain Casanova à l'occasion de l'arrivée de Kermit Erasmus. Trois éléments offensifs étant partis, il n'est pas sûr que le Racing se soit vraiment renforcé dans ce secteur.  Kermit Erasmus n'a joué que dix rencontres de Ligue 1 (une seule titularisation) en dix-huit mois passés à Rennes tandis que Habib Habibou n'en a joué qu'un seul (huit minutes à Monaco, en octobre 2015) lors des deux dernières saisons. Pire, l'entraîneur lensois a reconnu qu'il ne correspondait pas au profil recherché ! "On voulait un joueur polyvalent, on n'a pas trouvé ce qu'on voulait, alors on s'est orientés vers un joueur athlétique, qui a des qualités dans la finition et qui sera très important sur la fin de saison."

En défense, le départ d'un défenseur central a été compensé par l'arrivée d'un défenseur latéral, poste où un renfort était nécessaire. Comme Erasmus et Habibou, Opare a peu joué en Turquie puis en Allemagne : neuf rencontres de championnat en deux ans et demi... et des crampes lors de ses deux premières apparitions sous le maillot Sang et Or.

Malgré le départ de Landre, les postes restent doublés en défense centrale avec Ba, Cvetinovic, Duverne et Fofana. Mais l'ancien Rémois accumule les blessures comme ça a été le cas depuis le début de sa carrière. Quant au joueur formé à la Gaillette, il est victime du mode de fonctionnement de Casanova et de son besoin de mettre de côté des joueurs. Aligné durant 90 minutes lors de chacune des six premières journées, il n'a plus foulé une pelouse depuis. Fofana forfait hier à Bergerac, n'aurait-il pas été souhaitable de le titulariser ?

Lance

Publié dans Humeur

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