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273 articles avec humeur

Chronique d'un échec redouté

Publié le par Lance

Chronique d'un échec redouté

"On peut avoir un sentiment d'inachevé parce que les joueurs ont fait des choses intéressantes, ont mené, et je trouve quelque part anormal de concéder l'égalisation sur une perte de balle et une situation qu'on ne gère pas très bien." Les regrets sont nombreux à l'issue de cette saison (voir notre article Des regrets, des regrets, des regrets). Alain Casanova en avait déjà exprimé le 22 juillet, à l'occasion du dernier match de préparation contre Arsenal (1-1).

Une semaine plus tard, lors de la première journée de Championnat, l'entraîneur exprimait à nouveau des regrets. "Je pense que, sur quatre-vingt-douze minutes trente, on perd deux points, au vu de nos situations favorables en première mi-temps. Et puis, sur trente secondes et un dernier corner, je pense que l'on gagne un point car, même si les Niortais ont eu très peu d'occasions, ils pouvaient gagner sur ce dernier coup de pied arrêté. Cela aurait été sans doute injuste."

Il en a été ainsi à de nombreuses reprises cette saison. Le plus grand gâchis est sans conteste le déplacement à Auxerre (15ème journée) où le RCL n'a pris qu'un point face à une équipe alors lanterne rouge. "Une fois de plus, on offre à l'adversaire la possibilité d'y croire et de revenir, se désolait l'entraîneur. On fait une première mi-temps bien maîtrisée. [...] C'est une mi-temps où l'on a le contrôle total du match, et où l'on doit rentrer au vestiaire avec au moins deux buts d'écart. En deuxième période, on a l'intention de breaker, de ne pas donner la possibilité à l'AJA de revenir dans le jeu et, surtout, d'y croire. Malheureusement, dans nos attitudes, notre comportement, dans le jeu, je pense que l'on a... non pas tout fait à l'envers mais on a fait preuve de suffisance, d'un manque d'intensité et d'engagement. On a ainsi permis à l'AJA de revenir dans le match et d'égaliser." "L'entraîneur est aujourd'hui placé face à la médiocrité affichée contre l'AC Ajaccio (1-1), dix-neuvième équipe en déplacement, et face à l'incapacité à s'imposer hier à Auxerre face à la lanterne rouge (1-1), écrivions nous le 19 novembre (voir notre article C'en est AC !). Contre les Corses comme contre les Bourguignons, les Lensois ont ouvert la marque mais fini par abandonner une victoire qui semblait pourtant leur tendre les bras. [...] Courtet a marqué à dix minutes de la fin du temps réglementaire et ce but n'a pas constitué une surprise. Spectateurs et téléspectateurs l'avaient senti arriver depuis plusieurs minutes mais Casanova a perçu l'évidence trop tardivement. "Je regrette de ne pas avoir pu faire le changement que je voulais faire juste avant l'égalisation parce que ça aurait peut-être équilibré un petit peu plus notre équipe. Malheureusement, le ballon n'a pas pu sortir avant cette égalisation""

Chronique d'un échec redouté

Lens n'a cette saison pas réussi à s'imposer face aux trois équipes qui le devancent. Le Racing a pourtant eu l'occasion de prendre trois points contre les deux promus comme contre le club qualifié pour le barrage contre le dix-huitième de Ligue 1. "Quel gâchis, pestait Casanova après le match nul à Troyes (5ème journée). Je ne comprend pas que l'équipe soit tombée dans cette forme de suffisance, de léthargie où l'on s'arrête de jouer. Le ballon vit moins, les échanges sont lents. Peu de mobilité, peu de déplacements. Tout ce qui avait fonctionné en première mi-temps avait soudain disparu. […] Je suis persuadé qu'il y avait mieux à faire, et que l'on devait revenir avec les trois points, ce soir."

Il y avait également mieux à faire à Amiens (22ème journée), où Lens menait 0-1 mais a encaissé un but à la 90ème minute et un second deux minutes plus tard. "C'est cruel pour l'équipe car il y avait eu beaucoup d'efforts de fait, et une première mi-temps assez intéressante, analysait encore une fois Casanova. Je pense que l'on menait logiquement au score. Malheureusement, en deuxième période, on s'est un peu arrêté de jouer. Notre objectif était de gérer notre avantage mais on ne peut pas se reposer sur un contrôle du résultat. Il fallait, au contraire, avoir pour objectif d'avoir un minimum de contrôle sur le jeu. On ne l'a pas eu. On a rendu très vite le ballon. […] J'espérais que l'on allait tenir, être capables, sur une situation, de mettre un deuxième but." "Menant au score grâce à un penalty de Lopez (19ème), les Lensois n'ont pas réussi à creuser l'écart malgré des situations intéressantes, regrettions-nous sur ce blog le 28 janvier (voir notre article À force de reculer...). Puis ils ont comme d'habitude reculé, reculé, reculé. Déjà mis en difficulté en fin de première période, les Sang et Or ont subi les assauts amiénois au retour des vestiaires. Lens voulait avant tout tenir, ce que reconnaît Alain Casanova. […] À force de vouloir se contenter du minimum, l'inéluctable est arrivé. Les 12 000 personnes présentes au stade l'avaient deviné depuis bien longtemps... à l'exception d'un entraîneur qui passe ses matches à marcher devant son banc de touche sans avoir beaucoup d'influence positive sur son équipe. Mamilonne a égalisé dans la dernière minute du temps réglementaire puis Kamara a permis à son équipe de prendre les trois points de la victoire (90ème +2). Le miracle de Tours ne s'est évidemment pas répété. Le Racing n'a pas marqué dans les dernières secondes de jeu. Comme à Troyes, à Clermont ou à Auxerre, Lens a perdu des points en déplacement en raison d'une philosophie de jeu néfaste."

Chronique d'un échec redouté

Les Sang et Or pouvaient prétendre s'imposer à Troyes et à Amiens. Ils ont également mal géré leur fin de match contre Strasbourg, le 8 mai. Trois minutes après avoir ouvert le score, ils ont en effet concédé l'égalisation sur un erreur défensive. "Le résultat est frustrant et décevant pour nous, admettait Casanova. On aurait mérité de gagner ce match. Notre équipe a fait un très gros match face à une belle équipe de Strasbourg. On avait fait le plus dur en ouvrant le score. Il y a eu une première période de très haut niveau de la part des deux équipes qui se sont créées des occasions. On n’a pas su garder l’avantage assez longtemps. Il y a eu un moment de déconcentration qui a suivi notre but et l’égalisation strasbourgeoise est arrivée rapidement, comme ça peut souvent arriver dans le football." "L'ouverture du score de Kenny Lala (penalty, 66ème) dans une grosse ambiance aurait dû permettre aux Lensois de prendre l'ascendant psychologique sur leurs adversaires, écrivions-nous le 9 mai (voir notre article Lens n'a plus son destin entre les mains). Elle les a pourtant paralysés. Ils ont immédiatement commencé à jouer à la baballe devant le but de Douchez et se sont fait punir dès la 69ème minute de jeu. Les Sang et Or n'ont pas réussi à mettre de rythme dans la fin de match et ne se sont créés que de timides opportunités."

Chronique d'un échec redouté

La réception des Alsaciens constituait aux yeux de l'entraîneur du Racing un match "important, et non décisif". En faisant match nul lors de la 36ème journée, les Lensois ont pourtant laissé leur avenir dans les mains de leurs adversaires. Chacun sait désormais comment cela s'est fini. "La montée ne se joue pas en février, mais fin mai", avait estimé Alain Casanova (voir notre article La montée se joue maintenant !). Ses joueurs ont laissé filé sept points sur quinze en février et ont été punis fin mai...

Lance

Publié dans Humeur

Des regrets, des regrets, des regrets

Publié le par Lance

Des regrets, des regrets, des regrets

Si ce n'est probablement pas le genre de musique qu'ils écoutent, les joueurs lensois pourront toutefois faire figurer dans leur playlist une chanson d'Alain Souchon, Les regrets, tant ils sont nombreux au lendemain de la dernière journée de Championnat.

Après plusieurs saisons marquées par les difficultés financières et l'encadrement de la DNCG, le Racing a cette saison pu recruter. Alain Casanova a pu bâtir un effectif en été et le retoucher en hiver. Les moyens mis à sa disposition devaient permettre de retrouver la Ligue 1. La saison s'est pourtant terminée sur un échec.

Il a manqué un point au RCL pour atteindre cet objectif. Casanova estime que ce déficit s'explique essentiellement par un mauvais début de saison. Les points perdus l'ont en fait été tout au long de l'exercice. "Je ne sais pas si on a fait la saison qu'il fallait" s'interrogeait hier soir Kenny Lala.

Les Sang et Or ont pris 32 points sur la phase aller et 33 points sur la phase retour, preuve qu'ils ont réalisé deux moitiés de saison équivalentes. La série de mauvais résultats estivaux a eu son pendant en hiver. Si huit points ont été pris lors des sept premières journées (1,14 point par match), le bilan est pire entre les vingt-et-unième et vingt-sixième journées, période durant laquelle seulement cinq unités ont été glanées en six rencontres (0,83 point par match). Lens a occupé la première place du classement à deux reprises pendant la saison (29ème et 30ème journée). Les Artésiens l'ont perdu à la suite d'une défaite le 1er avril, mois durant lequel ils ont perdu trois de leurs quatre rencontres.

Si Lens a parfois arraché des points dans le temps additionnel des rencontres, contre Tours, à Valenciennes, à Tours et à Paris contre le Red Star, il est difficile de ne pas repenser à tous ces matches où le Racing aurait pu gagner au moins un point de plus : à Troyes (5ème journée), contre Bourg-en-Bresse (6ème journée), à Clermont (7ème journée), à Sochaux (11ème journée), contre l'AC Ajaccio (14ème journée), à Auxerre (15ème journée), à Amiens (22ème journée), une fois encore contre Auxerre (33ème journée) ou contre Strasbourg (36ème journée)...

Lance

Photo : rclens.fr

Publié dans Humeur

Le pire des scénarios

Publié le par Lance

Le pire des scénarios

"Gervais Martel semble attendre que la pièce jetée en début de saison retombe, si possible du bon côté. Une telle attitude pourrait s'avérer dangereuse pour l'issue de la saison. Le président lensois doit attraper la pièce au vol et convaincre ses actionnaires, qui ont installé Casanova à la tête de l'équipe première lensoise, du bien fondé d'un changement d'entraîneur." Ces lignes ont été publiées sur ce blog le 8 février (voir notre article Lens déçoit encore et doit passer à un plan B), au lendemain d'un match nul à Bourg-en-Bresse (0-0), alors que Lens avait pris deux points en quatre rencontres et avait été sorti de la Coupe de France par les amateurs de Bergerac (2-0). Ce soir, la pièce est retombée. Du mauvais côté. Lens termine la saison à la quatrième place et jouera donc encore en Ligue 2 la saison prochaine.

La déception est immense car le scénario a été cruel pour le Racing. La victoire (3-1) acquise aux dépens de Niort n'a servi à rien. Les Sang et Or ont pourtant été tout proche du bonheur. Menant au score dès la septième minute, ils ont occupé ce soir la première place pendant 5 minutes, la deuxième pendant 29 minutes, la troisième pendant 54 minutes et la quatrième pendant seulement 6 minutes. Le RCL est tombé de la deuxième place qualificative pour la Ligue 1 à la 88ème minute (but de Troyes à Sochaux, 2-3) et a abandonné la troisième position synonyme de barrage alors que le match à Bollaert était terminé et que les Amiénois marquaient à Reims (1-2) dans la cinquième minute du temps additionnel.

La déception est énorme car le potentiel de cet effectif n'a pas été totalement exploité. Dans une deuxième division assez faible cette saison, Lens a échoué dans son objectif de rejoindre la Ligue 1. Il a été devancé par des équipes qui ont mis en avant le jeu, au moins à domicile. Dévoué au culte de la possession de balle, le Racing a souvent eu le ballon mais a rarement su l'utiliser. Trop prudent, il a souvent reculé lorsqu'il a mené au score. Contre Niort, les Artésiens se sont encore une fois fait peur et ont remis dans le match un adversaire qui était presque en vacances et ne demandait rien.

Avant le début du Championnat, Alain Casanova estimait avoir "l'obligation de remonter". Il a échoué dans sa mission et il admet ce soir que le verdict de la saison est "un échec personnel". Il va falloir du temps pour surmonter l'immense déception et repartir en Ligue 2. Il va falloir pratiquer un autre style de jeu pour ne pas connaître de nouvelle désillusion. Même si Gervais Martel affirme que Casanova n'est pas menacé, il semble difficile de repartir avec un entraîneur sifflé avant chaque rencontre et dont une partie du public a à nouveau réclamé le départ ce soir.

Lance


Championnat de France 2016-17 - Ligue 2
Trente-huitième journée

Lens-Niort : 3-1
Buts : Erasmus (7ème), Lopez (15ème, 90ème +2) pour Lens ; Dona Ndoh (58ème, s.p.) pour Niort
Avertissements au Lensois Cvetinovic (57ème) ; aux Niortais Lamkel Zé (47ème), Kiki (90ème +1)

Lens : Douchez (cap.) - Lala, Duverne, Cvetinovic, Hafez - Erasmus (Gérard, 63ème) (Autret, 90ème +2), Koukou, Bourigeaud, Fortuné - Habibou (Ephestion, 74ème), Lopez. Entraîneur : Alain Casanova

Niort : Allagbé - Sambia, Lahaye, Choplin, Kiki - Bena - Grange (Dabasse, 72ème), Roye, Dembélé (cap.) (Grich, 27ème), Lamkel Zé (Rocheteau, 86ème) - Dona Ndoh. Entraîneur : Denis Renaud.

Photo : La Voix du Nord

Publié dans Humeur

La montée se joue maintenant !

Publié le par Lance

Lens s'est imposé la semaine dernière sur la pelouse du Gazélec Ajaccio (0-4). Amiens et Troyes ayant dans le même temps également pris trois points, le Racing n'a pas gagné de place au classement. Il reçoit donc Niort, ce soir à l'occasion de la trente-huitième et dernière journée de Championnat, alors qu'il en occupe la quatrième position. "Les gars étaient déçus après le match en voyant les autres scores, rapportait Gervais Martel dans les couloirs de l'enceinte corse. Mais comme le coach le répète depuis le début, ça va se jouer sur la dernière journée."

Alain Casanova a présenté il y a plusieurs mois la saison comme un long périple. Son équipe étant (déjà) décevante après six journées (dixième à cinq points des deuxième et troisième places avec une seule victoire, quatre nuls et une défaite), l'entraîneur lensois a alors théorisé la "saison marathon" : "le parcours est moyen aujourd’hui mais, vous savez, on ne fait pas un cent mètres, on fait un sacré marathon. On en est à six journées, il en reste trente-deux. Il reste 96 points en jeu. Il reste beaucoup de choses à faire." La comparaison a été reprise plusieurs fois au cours de l'exercice. Elle a permis au technicien de repousser les critiques et de se donner du temps.

Quelques jours après le néant proposé au Havre, il y a trois semaines, Casanova faisait à nouveau référence à l'épreuve d'athlétisme. "Si au début du Championnat on nous avait dit qu’à quatre journées de la fin on serait dans cette position, on aurait été beaucoup à signer, tentait-il de convaincre. Tout peut arriver. Douze points sont encore en jeu, il reste quatre matches dont trois à domicile. On est dans la continuité de ce que l’on annonce depuis le début : un championnat serré jusqu’au bout qui se jouera peut-être à la dernière journée. À l’image d’un marathon, on savait qu’on allait connaître des temps forts et des temps un peu plus faibles." Voire beaucoup plus faibles...

L'ancien gardien de but ne s'inquiétait pas. Il s'exprimait alors dans les derniers jours du mois d'avril et tout allait se disputer durant le mois suivant. "Il faut être serein. La montée ne se joue pas en février, mais fin mai", avait-il prévenu dès le 3 février après un triste match nul contre Troyes qui succédait à deux défaites en Championnat et une élimination en Coupe de France, contre les amateurs de Bergerac (CFA).

En évoquant la fin mai, Casanova faisait-il référence au barrage contre le dix-huitième de Ligue 1, programmé les 25 et 28 mai ? En Championnat, le dernier match de mai se joue ce soir et la place à laquelle le RCL aborde cette rencontre semble convenir à l'ancien Toulousain qui évoque "une belle finale à Bollaert". Dans les dernières centaines de mètres de son marathon, Lens doit pourtant compter sur un effondrement des équipes qui le devancent (au moins deux pour monter directement, une seule pour jouer le barrage) tout en veillant à ne pas se faire dépasser par ses poursuivants. Le discours d'Alain Casanova rappelle celui de Joël Muller au printemps 2002. Le natif de Donchery avait répété pendant plusieurs semaines que le titre se jouerait lors de la dernière journée. Il n'avait pas compris qu'il serait alors trop tard. Espérons qu'il ne soit pas trop tard pour le Racing version 2016-17...

Lance

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Lens-Strasbourg : le groupe lensois

Publié le par Lance

Le verdict est tombé à 20 heures. Le nom des élus pour le nouveau match de l'année, demain contre Strasbourg dans un Stade Bollaert à guichets fermés, a été annoncé par Alain Casanova. Il n'y avait aucun suspens et le groupe de dix-sept joueurs est conforme aux attentes.

Le groupe lensois : Douchez, Vachoux ; Ba, Cvetinovic, Duverne, Hafez, Lala, Scaramozzino ; Bourigeaud, Ephestion, Koukou ; Autret, Erasmus, Fortuné, Habibou, Lopez, Zoubir.

Blessé le 1er avril contre Brest, Dusan Cvetinovic effectue son retour aux dépens de Daniel Opare. C'est le seul changement par rapport au groupe retenu il y a une semaine pour la réception de Laval.

John Bostock, Mohamed Fofana, Abdelrafik Gérard et Akim Zedadka sont forfaits. Nadjib Baouia, Guillaume Beghin, Jean-Ricner Bellegarde, Valentin Belon, Bilal Bari, Mounir Chouiar, Enzo Ebosse, Adama Guira, Marvin Milville, Hugo Robert, Moussa Sylla, Valentin Wojtkowiak, Akim Zedadka et Milos Zukanovic sont victimes des choix de leur entraîneur.

Lance

Avant, pendant et après le match, vous pouvez discuter de la rencontre Lens-Strasbourg sur le forum Cœur Sang et Or.

Publié dans Humeur

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