Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

255 articles avec humeur

Incroyable mais vrai, Lens est deuxième !

Publié le par Lance

Lens s'est imposé hier face à Valenciennes (2-0) et occupe désormais la deuxième place du classement (le Racing reculerait d'une place en cas de victoire de Reims contre Brest, demain). Un miracle pour un club qui pointait avant le match à la quinzième place du bilan 2017 avec deux victoires, deux nuls et trois défaites. Un miracle au vu de la pauvreté du jeu encore une fois affichée.

Alain Casanova avait enfin décidé de procéder à de nombreux changements dans son onze de départ. Hafez, Bourigeaud, Autret, Erasmus et Habibou ont hier été préférés à Opare, Koukou, Gérard, Zoubir et Lopez. Le jeu mis en place par les Artésiens a cependant été identique à celui pratiqué depuis le début de saison. Le ballon circule lentement, les changements de rythme sont rares, les joueurs font preuve de la plus grande prudence et repassent souvent par derrière. Bref ça ronronne, ce n'est pas très dangereux pour l'adversaire et ça ennuie le public. Face à un adversaire d'un faible niveau, la première mi-temps lensoise a été très mauvaise, la deuxième sauvée par quelques bonnes minutes.

Le RCL a pris les trois points. C'est l'essentiel et c'est même la seule chose à retenir de ce match. Mais comment enchaîner les victoires et réaliser un véritable parcours d'équipe aspirant à la Ligue 1 en jouant aussi mal ?

Lance

Championnat de France 2016-17 - Ligue 2
Vingt-septième journée

Lens-Valenciennes : 2-0
Buts : Cvetinovic (58ème), Autret (63ème)
Avertissements aux Lensois Erasmus (21ème), Bostock (42ème), Lala (65ème), Fortuné (87ème) ; au Valenciennois Aloé (20ème)

Lens : Douchez (cap.) - Lala, Duverne, Cvetinovic, Hafez - Bostock, Bourigeaud - Fortuné, Erasmus (Zoubir, 58ème), Autret (Gérard, 75ème) - Habibou (Lopez, 54ème). Entraîneur : Alain Casanova

Valenciennes : Perquis - Néry (Tameze, 70ème), Aloé, Kantari, Niakhaté (Faustin, 70ème) - Fulgini, Nestor, Ciss - Roudet (cap.) - Ndao, Azbague (Ambri, 59ème). Entraîneur : Faruk Hadzibegic.

Publié dans Humeur

La colère monte

Publié le par Lance

"Ça grince déjà un peu parmi les supporters", pouvait-on lire dans La Voix du Nord quelques jours après le match contre Troyes (23ème journée). Ce soir là, une partie du public s'en était pris aux joueurs par des "Lensois, bouge ton cul" mais aussi à l'entraîneur. Le nom de Casanova avait pour la première fois été sifflé quelques minutes avant le coup d'envoi de la rencontre, lors de l'annonce de la composition des équipes, puis son départ avait été réclamé à la fin d'un triste 0-0 (voir notre article "Casanova casse-toi").

L'arrivée de l'ancien entraîneur de Toulouse dans le Pas-de-Calais, en juin, n'avait pas soulevé un enthousiasme particulier. Le jeu qu'il avait mis en place sur les bords de la Garonne avait endormi les spectateurs du Stadium et le même phénomène était redouté dans l'enceinte artésienne. La philosophie de jeu de Casanova a rapidement lassé les supporters lensois. Bollaert n'est pas habitué à ce jeu de possession et n'y aspire pas. Faire tourner le ballon sans provoquer le danger chez l'adversaire est non seulement pas spectaculaire mais en plus pas efficace. Le Racing a rarement séduit depuis le début du Championnat et n'a pas encore livré de "match référence". L'absence de progrès, des compositions d'équipes qui ne convainquent pas mais sont souvent reconduites match après match, des changements de joueurs trop rares et trop tardifs, la mise à l'écart de trop nombreux joueurs et une mauvaise communication (voir nos articles Comme une incompréhension et Le Top 10 des mauvaises excuses de Casanova) sont d'autres reproches faits à un entraîneur de plus en plus contesté.

Casanova conserve sa place malgré la très mauvaise série de résultats (quatre défaites, deux nuls, une victoire lors des sept dernier matches, toutes compétitions confondues). Il le doit essentiellement au rythme lent adopté par la plupart des autres candidats à la montée. "Mis à part Brest qui a quelques points d’avance, il y a beaucoup d’irrégularités dans le championnat, observait l'ancien gardien de but hier face à la presse. Il y a un manque de constance sinon les équipes se seraient envolées. On s’aperçoit que les cinq équipes qui sont en tête ont un minimum de six défaites. C’est compliqué pour tout le monde."

Les supporters lensois sont déçus depuis le début de saison et en colère depuis un peu plus d'un mois. Dans ce contexte, n'importe quel événement peut devenir explosif. Les gestes* de Kévin Fortuné et de Abdellah Zoubir après leur but contre Clermont ont été condamnés par une banderole à Orléans ("Zoubir, Fortuné, ne prenez pas le melon, vous avez juste battu Clermont"), les tweets de Habib Habibou saluant la victoire du PSG contre Barcelone ont été à l'origine de sifflets et d'insultes lors de sa première apparition sous le maillot Sang et Or (le joueur ne pourrait donc pas se féliciter d'un exploit de son club formateur ?) et la sixième défaite de la saison en Ligue 2 a provoqué quelques incidents à la sortie du Stade de la Source (insultes et jets de boissons lorsque les joueurs ont regagné leur bus).

Gervais Martel a demandé à chacun de reprendre ses esprits et de jouer son rôle. "Un joueur qui fait un geste déplacé, c’est répréhensible, tout comme un supporter qui va trop loin. Il faut que tout le monde se calme. [...] Je n’excuse rien de ce qui s’est passé à Orléans, mais là on est dans une frustration collective qui dépend surtout des résultats. Mon entraîneur, mes joueurs n’ont pas lâché, et le public non plus. Contre Clermont, quand on a été menés, ils nous ont aidés. On est ensemble, dans la même barque, et on doit se remettre dans le sens de la victoire. Il n’y a rien qui soit irrattrapable." Alain Casanova est, lui, moins affirmatif et ne semble pas dérangé à l'idée que tout le monde puisse ne pas être dans le même bateau. "Que les gens soient avec nous, ce serait la meilleure des choses. Mais s’ils ne le sont pas, on va quand même tout faire pour monter. [...] Je ne veux pas faire d’amalgame. Cette impatience est peut-être encore plus caractérisée par une petite frange. J’ai assez d’expérience pour savoir que parfois, il peut y avoir certains débordements regrettés par ceux qui les commettent. Je pense qu’il y a une grande partie du public qui est avec l’équipe. L’autre partie est là quand les choses vont bien. Quand elles vont moins bien, j’ai l’impression que les émotions sont difficiles à gérer." Ce n'est pas complétement faux mais ce n'est assurément pas le meilleur moyen d'obtenir l'union sacrée, demain contre Valenciennes...

Lance

* Réactions de Fortuné et de Zoubir contre Clermont (source : Quentin Dagbert, Twitter).

Photo : La Voix du Nord

Publié dans Humeur

Le sens de l'accueil

Publié le par Lance

Après des déplacements à Amiens et à Bourg-en-Bresse, le Racing Club de Lens joue ce soir à Orléans (coup d'envoi à 20h45). Le club picard avait tout fait pour limiter le nombre de supporters lensois au Stade de la Licorne (c'est de bonne guerre...) : refus d'augmenter le quota de places prévu par la LFP pour les supporters visiteurs, fermeture de la billetterie en ligne et limitation de la vente à quatre places par personnes. Les fans du RCL avaient cependant réussi à se procurer des places dans les quatre tribunes d'une enceinte qu'ils connaissent trop bien.

Les dirigeants de Bourg-en-Bresse et d'Orléans se sont montrés plus enthousiastes à l'idée d'accueillir les supporters lensois. Après la rencontre entre le FBBP et le RCL, le club de l'Ain a rédigé un communiqué pour féliciter les supporters du club du Pas-de-Calais et s'excuser du dispositif de sécurité qu'ils ont subi. Au moins ont-ils eu le droit de se rendre au Stade Verchère cette saison (voir notre article Dixième injustice de la saison)...

Le sens de l'accueil

Le club du Loiret a, lui, ouvert une tribune permettant de recevoir plus de supporters visiteurs. Plus de 500 lensois pourront ainsi assister au match entre Orléans et Lens.

Le sens de l'accueil

Merci aux clubs de Bourg-en-Bresse et d'Orléans pour leur sens de l'accueil, malheureusement trop rare en Ligue 1 et en Ligue 2...

Lance

Publié dans Humeur

Lens déçoit encore et doit passer à un plan B

Publié le par Lance

Depuis le début de saison, les joueurs du Racing Club de Lens pénélopent. Ils travaillent ainsi en toute discrétion, à l'abri des regards, la quasi-totalité des entraînements se déroulant à huis clos. Personne ne peut assister aux séances et personne n'est donc aujourd'hui en mesure d'affirmer qu'ils travaillent vraiment. Le contenu de leurs rencontres ne lèvent nullement le doute.

Hier à Bourg-en-Bresse, les Lensois ont une fois encore livré une prestation de piètre qualité. Ils n'y ont pris qu'un point (0-0), ne méritaient pas plus et peuvent même s'estimer heureux du résultat final, leurs adversaires s'étant procurés de belles occasions en fin de rencontre (deux buts refusés pour hors jeu et un coup franc sur la barre).

Lens avance actuellement à un rythme de reléguable. Avec deux points sur douze gagnés lors des quatre dernières journées, Nicolas Douchez et ses partenaires affichent le dix-huitième bilan de Ligue 2 (seizième bilan lors des sept dernières journées avec un total de huit points). Après vingt-quatre journées, ils comptent le même nombre de points que la saison passée (37 unités). Le club a pourtant pu compter sur une enveloppe financière pour recruter quand il avait dû se contenter de joueurs libres un an plus tôt.

Comme la saison passée, le Racing est encore en course pour la montée. Il le doit au surplace que font la plupart de ses concurrents directs. Lens compte aujourd'hui seulement deux points de retard sur le deuxième (Troyes) et le troisième (Reims) quand il était dix longueurs derrière le deuxième (Nancy) et cinq derrière le troisième (Metz) il y a un an. Le RCL 2016-17 est donc en meilleure situation cette saison. Pourtant, la dynamique était plus favorable aux hommes d'Antoine Kombouaré. En sept journées, ils avaient ainsi pris sept points de plus que ceux d'Alain Casanova.

L'équipe entraînée par le Kanak avait lutté pour la montée jusque la trente-sixième journée. Il est difficile d'envisager aujourd'hui qu'une équipe qui déçoit et qui régresse puisse faire de même. Une victoire lundi contre Clermont permettrait d'espérer momentanément une bonne opération au classement. Elle ne suffirait pourtant pas à éteindre le mécontentement qui habite les supporters, contrairement à ce qu'estime l'entraîneur lensois. "Après les victoires face à Metz et Tours, tout allait bien", ose-t-il avancer lorsqu'il est interrogé sur la colère des supporters (voir notre article "Casanova casse-toi"). Celui qui considère que le plaisir passe uniquement par le résultat (voir notre article Comme une incompréhension) ignore que la qualité de jeu évite l'ennui, annonce de futurs succès et permet d'atteindre un objectif. Combien de bons matches a effectué le RCL depuis qu'il est entraîné par l'ancien technicien toulousain ? Combien de fois a-t-il séduit ? Après avoir disputé près de deux-tiers des journées de Championnat, quel est le "match référence" de cette équipe ?

Le RCL de Casanova est une équipe dont les fondations reposent sur des sable mouvants. La philosophie de jeu prônée par l'entraîneur lensois éteint les joueurs les uns après les autres. Pour sa première rencontre disputée en Ligue 2, Thomas Ephestion n'a pas hésité à aller de l'avant et à chercher à amener le danger dans la défense adverse. Il est à craindre qu'il se contente dans quelques semaines de multiplier les passes sans aucune prise de risque, comme le font aujourd'hui tous ses partenaires, opprimés par le culte de la possession.

Lens est toujours en bonne position dans la course à la Ligue 1. Casanova et ses joueurs et se réfugient derrière la seule lecture du classement. Gervais Martel semble attendre que la pièce jetée en début de saison retombe, si possible du bon côté. Une telle attitude pourrait s'avérer dangereuse pour l'issue de la saison. Le président lensois doit attraper la pièce au vol et convaincre ses actionnaires, qui ont installé Casanova à la tête de l'équipe première lensoise, du bien fondé d'un changement d'entraîneur. La saison passée, les dirigeants du FC Metz avaient remplacé José Riga par Philippe Hinschberger à l'issue des matches aller alors que les Grenats étaient sixièmes avec un seul point de retard sur le troisième mais restaient sur une série de quatre points gagnés en six matches. Bernard Seurin avait expliqué cette décision par "une analyse approfondie des résultats à mi saison et aussi de leur évolution au fil du temps."

Le RC Lens ne peut se contenter d'espérer que demain soit meilleur parce que la pelouse sera plus verte. C'est en jouant, en affichant un état d'esprit offensif, en se montrant convaincant et vraiment supérieur à ses adversaires qu'il doit atteindre son objectif de montée. En faisant donc tout ce qu'il n'a pas fait depuis le début de saison...

Lance

 

Championnat de France 2016-17 - Ligue 2
Vingt-quatrième journée

Bourg-en-Bresse - Lens : 0-0
Avertissements au Burgien Nirlo (80ème) ; au Lensois Opare (90ème +2)

Bourg-en-Bresse : Fabri - Faivre (cap.), Ponroy (Digbeu, 25ème), Perradin, N'Simba - Nirlo, Damour, Del Castillo (Bègue, 78ème), Hoggas, Berthomier - Heinry. Entraîneur : Hervé Della Maggiore

Lens : Douchez (cap.) - Opare, Duverne, Cvetinovic, Lala - Bostock, Koukou, Bellegarde (Ephestion, 63ème) - Fortuné, Lopez, Zoubir (Gérard, 74ème). Entraîneur : Alain Casanova.

Photo : FBBP

Vous pouvez discuter de la situation du RCL et de l'apport de son entraîneur sur le forum Cœur Sang et Or.

Publié dans Humeur

"Casanova casse-toi"

Publié le par Lance


Après trois défaites consécutives (contre Nîmes, à Amiens et à Bergerac), Lens a pris un point hier contre Troyes (0-0). Le résultat est insuffisant et le jeu proposé une nouvelle fois déplorable. Une partie de Bollaert a fort logiquement fait part de sa colère. Des banderoles ("À Lens, c'est pas les vacances, bougez-vous !" ; "Si nous sommes le douzième homme, où sont les onze premiers ?") et un chant ("Lensois bouge ton cul") ont été adressés aux joueurs. L'entraîneur a évidemment également été visé. Quelques minutes avant le coup d'envoi, lors de l'annonce de la composition des équipes, le nom de Casanova a été suivi de quelques sifflets. Ils étaient moins nombreux que ceux adressés à Jean-Louis Garcia mais il s'agissait des seules huées à l'encontre d'un Artésien. Dans les dernières minutes de jeu puis après le coup de sifflet final, une partie de la Marek a réclamé le départ de l'entraîneur : "Pour le Racing, ce soir on va chanter : Casanova casse-toi".

Cette réaction prouve au moins qu'une partie des 21 398 spectateurs présents en tribune a réussi l'exploit de rester éveillée à l'issue de quatre-vingt-dix minutes d'un jeu "casanovesque". Un 4-3-3 avait été préféré à l'habituel 4-2-3-1 mais rien ne change. Les défauts restent les mêmes. Le RCL a évidemment eu la possession de balle et ainsi validé le principal critère de qualité aux yeux de son entraîneur. Les Sang et Or n'ont pourtant encore une fois rien su faire du ballon : multiplication des passes entre joueurs défensifs, longs ballons balancés devant, défenseurs latéraux et milieux de terrain qui n'apportent pas de soutien aux attaquants, jeu lent, absence de changements de rythme. Le visage du Racing est malheureusement trop bien connu. L'équipe ronronne et ne met pas les ingrédients pour réussir à s'imposer.

Casanova est pourtant satisfait de ce qu'il a vu. S'était-il lui aussi endormi devant le jeu de son équipe ? "On a six occasions pour remporter le match, a-t-il rêvé pendant son sommeil [...] On ne peut reprocher qu’une seule chose aux joueurs : ne pas avoir gagné le match. Au niveau des intentions de jeu, de la volonté, de la solidarité, de l’engagement pour marquer jusqu’à la dernière minute, les joueurs ont tout mis en œuvre pour inverser la tendance." Le Racing était tellement bon et tellement dangereux que Casanova n'a éprouvé le besoin de ne procéder qu'à un seul changement, poste pour poste (remplacement de Zoubir par Gérard à la 74ème minute).

Le Racing n'a pris que sept points sur dix-huit en six rencontres (deux victoires tirées par les cheveux, un nul, trois défaites), soit le quatorzième bilan de la L2. Les résultats de ses adversaires lui permettent d'être encore dans la course à la montée. Sans changement, il pourrait en être exclu prochainement...

Lance

Championnat de France 2016-17 - Ligue 2
Vingt-troisième journée

Lens-Troyes : 0-0
Avertissements au Lensois Bourigeaud (90ème) ; au Troyen Giraudon (28ème)

Lens : Douchez (cap.) - Opare, Duverne, Cvetinovic, Lala - Bostock, Koukou, Bourigeaud - Fortuné, Lopez, Zoubir (Gérard, 74ème). Entraîneur : Alain Casanova

Troyes : Samassa - Cordoval, Hérelle, Martial (N'Diaye, 72ème), Traoré - Grandsir, Giraudon - Dingomé, Darbion (Ben Saada, 81ème), Nivet (cap.) - Niane (Tinhan, 67ème). Entraîneur : Jean-Louis Garcia.

Vidéo : compte YouTube LENS 1906

Publié dans Humeur

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>