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255 articles avec humeur

Un déplacement pour rien

Publié le par Lance

Après douze matches sans défaite, Lens s'est incliné hier au havre (0-2) et compte désormais cinq points de retard sur Metz, troisième. Ce n'est pourtant pas ce que retiendront les 1 237 supporters ayant fait le déplacement en Normandie. Comme à Beauvais trois semaines plus tôt, ils étaient nombreux à avoir profité de la programmation du match un samedi pour suivre leur équipe. Ils souhaitaient assister à un match de football et encourager leur équipe. Les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Un déplacement pour rien

Une heure avant le match, l'ambiance était à la fête devant la porte G du Stade Océane. Pour une raison inconnue, l'accès permettant de pénétrer dans l'enceinte était encore fermé. Une longue file d'attente s'était formée dans laquelle les uns discutaient pendant que les autres chantaient. Vers 13h45, des membres des Tigers sont arrivés. Écartant les barrières, ils se sont placés dans les premiers rangs de la file. Au mégaphone, Jonathan, capo de la Marek, a expliqué qu'ils avaient été gazés par les forces de l'ordre. À la descente du bus, il semble que certains aient voulu se rendre en ville boire un verre. Les CRS les auraient alors empêchés de quitter le parking. Quelques dizaines de supporters munis de canettes auraient alors affronté des forces de l'ordre équipées, elles, de gaz lacrymogène et de flashball*.

L'incident semblait clos. Mais la longue attente devant l'entrée du stade et l'absence d'information a eu pour conséquence d'énerver des centaines de supporters, dont la plupart n'avaient pas été impliqués dans les incidents et n'y avaient d'ailleurs probablement pas assisté. Des stadiers et des CRS étant placés derrière une porte qui ne s'ouvrait toujours pas, des chants ont commencé à monter ("on veut rentrer !") puis des sifflets se sont faits entendre avant que des coups de pieds soient donnés dans la porte d'entrée, "démolie" selon un journaliste de La Voix du Nord. Le capo de la Marek a demandé à chacun de rester calme en attendant que la porte soit ouverte.

Un déplacement pour rien

À 14h02, les premiers supporters ont enfin pu pénétrer dans le stade. Selon un responsable de la sécurité du HAC, le préfet avait décidé en représailles aux incidents ayant opposé quelques dizaines de personnes aux forces de l'ordre de n'autoriser aucun supporter à entrer dans la tribune visiteurs et de laisser 1 237 personnes sur le parking jouxtant le stade. Pendant toute l'après-midi ? Il a finalement changé d'avis alors que les joueurs des deux équipes étaient déjà en train de s'échauffer.

Un déplacement pour rien

Est-ce parce que la grande porte avait été endommagée que les fans du RCL ont dû passer par une petite ? En vingt-huit minutes, 1 237 personnes agglutinées dans une file d'environ trois mètres de large devaient passer par une porte d'environ un mètre de large devant laquelle étaient positionnés un CRS et un stadier du RCL pour fluidifier l'accès. L'effet entonnoir était obligatoire. Seul élément pour assurer la sécurité des uns et des autres : ce stadier qui demandait de ne pas pousser et de faire passer le message ! Hommes comme femmes, personnes âgées comme enfants, personnes handicapées comme valides, tout le monde était compressé dans une même file et emporté par un mouvement de foule qui aurait pu provoquer une catastrophe si les supporters ne s'étaient pas montrés raisonnables. Certains ont choisi de passer au-dessus des barrières pour quitter le danger dans lequel ils étaient, quitte à entrer plus tard dans le stade.

Avoir autorisé si tard l'accès au stade relève de l'inconscience et de l'irresponsabilité. Il s'agit d'une décision contraire à la "recommandation [faite par la Ligue et le ministère de l'Intérieur après les attentats du 13 novembre] d’arriver le plus tôt possible au stade pour fluidifier les contrôles et minimiser les files d’attente." Grande ou petite porte, peu importe : il y avait dix stadiers pour effectuer en vingt-huit minutes les fouilles et les palpations (normalement renforcées suite aux attentats) sur 1 237 personnes. Soit un temps de contrôle d'environ treize secondes par spectateur ! C'était évidemment impossible. Les contrôles se sont donc révélés plus légers que d'ordinaire et la précipitation gagnait des supporters souhaitant logiquement assister au début de la rencontre.

Un déplacement pour rien

À 14h30, les joueurs lensois ont débuté le match alors que beaucoup de supporters n'avaient pas encore pu prendre place dans la tribune visiteurs. Aucun chant n'a été lancé. Pas même la Lensoise. Le cœur n'y était pas et beaucoup étaient choqués par ce qu'ils avaient dû subir pour pénétrer dans une enceinte sportive. Certains, stupides, ont malheureusement fait le choix de la violence. 85 sièges ont été cassés, voire jetés sur la pelouse (un morceau de siège a blessé un stadier). Les toilettes des hommes comme des femmes ont été endommagées. Au total, 200 personnes auraient été identifiées et pourraient prochainement être arrêtées. Les fautifs présents en tribune visiteurs devront être sanctionnés. Ceux qui étaient chargés d'assurer la sécurité des supporters mais les ont en fait mis en danger devront également s'expliquer.

Lance

* Les Tigers dénoncent des "abus policiers" et recueillent des témoignages. Des commentaires déposés sur les réseaux sociaux dénoncent le comportement des forces de l'ordre qui s'en seraient pris à des supporters (notamment des femmes et des enfants) n'ayant commis aucun acte illégal.

Vous pouvez lire d'autres témoignages dans l'article L'impression d'être des chiens, des bêtes sur le site Bollaert mécanique.

Publié dans Humeur

Le RC Lens filiale de l'Atlético Madrid ?

Publié le par Lance

Le RC Lens filiale de l'Atlético Madrid ?

Le trop long feuilleton de l'actionnariat du RCL pourrait rapidement prendre fin. Gervais Martel se rendra lundi à paris où il présentera aux membres de la DNCG le projet d'un "repreneur européen". Il ne s'agira pas de celui préparé par le Belge Grégory Maquet (voire notre article Grégory Maquet : "Nous souhaitons investir à Lens"). Le RCL - dont les couleurs font référence à l'occupation hispanique de la ville entre 1526 et 1648 - devrait en effet passer sous pavillon espagnol. Hafiz Mammadov aurait accepté de vendre ses parts aux dirigeants de l'Atlético Madrid, club qui portait lui aussi la mention "Azerbaïdjan Land of Fire" la saison passée... et a qui l’État du Caucase devrait encore de l'argent. "C’est un dossier extrêmement compliqué, mais oui je vous confirme la réalité des négociations de longue date", a confié un dirigeant du club madrilène au journal L’Équipe.

Aucun détail sur ce projet n'a été précisé. Ni le niveau de l'investissement, ni les objectifs, ni le nom des dirigeants lensois et leur autonomie vis-à-vis de l'actuel leader de la Liga n'ont été mentionnés. Gervais Martel estime que la futur accord constitue "un très bon deal pour le club". Essayons de décrypter quelles en seraient les conséquences pour le club du Pas-de-Calais.

La pérennité financière
Empêtré dans les problèmes financiers depuis la descente de 2008 et promis - selon les mauvaises langues - à une relégation administrative et à un dépôt de bilan depuis autant de saisons, le RCL pourrait enfin retrouver une stabilité financière en étant racheté par le quinzième club le plus riche du monde. Précieux pour un club qui n'a respiré que lors de la courte parenthèse de la saison 2013-14...

Une politique de formation garantie
Deuxième centre de formation français selon le classement de la DTN, neuvième centre de formation européen selon l'étude annuelle de l'Observatoire du football du CIES, la Gaillette est reconnue dans le monde du football. L'académie artésienne a formé de nombreux joueurs, dont certains évoluent actuellement dans les plus grands clubs du monde (Raphaël Varane au Real Madrid, Serge Aurier au Paris-SG, Geoffrey Kondogbia à l'Inter Milan) et lui font la plus belle publicité possible.
En achetant le RCL, l'Atlético achèterait surtout la Gaillette. Une telle intention avait déjà été prêtée au FC Barcelone au printemps 2013, lorsque le Crédit Agricole cherchait à vendre le club. L'intérêt du club madrilène pour l'académie lensoise est l'assurance d'une poursuite de la politique de la formation. Une politique qui viserait cependant à fournir de très bons joueurs au club espagnol, à un prix évidemment favorable à la maison mère. Le Racing pourrait cependant espérer conserver un peu plus longtemps des joueurs de toute façon appelés à quitter le bassin minier. Serge Aurier n'aurait ainsi peut-être pas été transféré à dix-neuf ans pour Toulouse mais serait resté quelques saisons de plus dans son club formateur s'il avait été en L1 avant de rejoindre un club de dimension européenne. Jeff Reine-Adélaïde et Yassin Fortune auraient ainsi peut-être fait leurs débuts professionnels dans leur club formateur avant de s'engager avec un grand d'Europe.
Tous les joueurs n'ayant pas le niveau pour jouer dans un club ayant des ambitions en Ligue des Champions, Lens pourrait au moins profiter de jeunes qu'il aurait été contraint de vendre pour équilibrer ses comptes si aucun investisseur n'était arrivé.

La Ligue 1
La formation lensoise devrait mener les meilleurs éléments de la Gaillette à l'Atlético. La meilleure préparation pour intégrer un tel club passe par la Ligue 1. Le Racing devrait donc obtenir les moyens financiers pour retrouver une place dans l'élite et se réinstaller dans une division au sein de laquelle il a passé cinquante-huit saisons... mais seulement trois lors des huit dernières années.

Le RC Lens filiale de l'Atlético Madrid ?

Un frein à son développement
En devenant propriété de l'Atlético Madrid, Lens s'interdirait de revivre un match de Coupe d'Europe contre le club espagnol, comme cela avait été le cas en huitième de finale de la Coupe de l'UEFA 2000. Pour préserver l'intégrité de ses compétitions, l'instance européenne interdit en effet à deux clubs ayant le même propriétaire de participer à une même compétition. Il est par ailleurs peu probable que les Espagnols aient intérêt d'amener sur la scène européenne un club filiale. Un tel statut ne pourrait que limiter le développement et les ambitions du club.

Le rachat du RC Lens par l'Atlético Madrid pourrait être une bonne nouvelle à court et moyen terme. Elle pourrait en revanche s'avérer négative à plus long terme.

Lance

* CIES : Centre International d’Étude du Sport
DTN : Direction Technique Nationale

Enrique Cerezo, président de l'Atlético Madrid, a démenti l'information annoncée ce matin en une de L'Equipe ("L'Atlético de Madrid veut racheter le RC Lens") : "Le RC Lens est un club ami mais nous ne les achéterons pas. Cependant, nous essaierons de les aider du mieux que nous pouvons."

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Les Lensois auraient dû faire leurs courses !

Publié le par Lance

Les Lensois auraient dû faire leurs courses !

Comme la saison passée, les joueurs lensois portent leur maillot Sang et Or avec un short noir. Un short rouge aurait pourtant été plus logique puisque conforme aux origines des couleurs du club et à la plupart des tenues portées depuis le changement de blason de 1979 (voir notre article La tenue lensoise 2015-16).

Samedi dernier, à Beauvais, ils n'ont pu jouer avec leur short noir, les joueurs du Red Star portant une tenue vert foncée. Ils ne pouvaient pas non plus évoluer avec le short de leur deuxième tenue, également de couleur noire. Ils se sont donc rabattus sur le short de leur troisième tenue, de couleur blanche.

L'association d'un maillot rouge et jaune avec un short blanc est très rare. Le choix d'un short rouge était préférable. Celui de la saison passée, appelé "domicile" mais porté à l'occasion de six déplacements (voir nos articles Le Père Noël est désemparé... et Le grand huit des tenues lensoises) est toujours en vente sur le site de la boutique du club. Toutes les tailles ne sont certes plus disponibles !

Les Lensois auraient dû faire leurs courses !

Lance

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Les fans du Racing étaient de retour !

Publié le par Lance

Le Stade Pierre Brisson accueille cette saison le Red Star et enregistrait la pire affluence moyenne de Ligue 2 avant la venue du RC Lens. D'une capacité de 6 656 places assises (les 4 000 places debout situées derrière les buts ne peuvent être vendues dans les compétitions organisées par la LFP), l'enceinte beauvaisienne avait accueilli de 983 (Red Star - Brest) à 2 042 spectateurs (Red Star - Nancy) lors des neuf premiers matches de L2 s'y étant disputés depuis le début de la saison (moyenne de 1490 spectateurs par match).

Les fans du Racing étaient de retour !

Samedi dernier, 6 113 personnes avaient pris place dans les travées du Stade Brisson. Ce n'est évidemment pas la programmation du match un samedi après-midi (une première pour le club audonien sur son terrain neutre picard) qui a suscité un engouement exceptionnel chez les supporters du double Champion de France (1934, 1939) et quintuple vainqueur de la Coupe de France (1921, 1922, 1923, 1928, 1942). Cette affluence sans précédent s'explique évidemment par la fidélité des supporters lensois, nombreux à avoir fait le plus court déplacement hors du Nord-Pas-de-Calais. La tribune visiteurs du Stade Brisson ayant rapidement affiché complet, les dirigeants lensois ont obtenu de leurs homologues parisiens des places dans un deuxième parcage, dans la tribune opposée, tandis que les fans du RCL étaient encore plus nombreux dans les autres parties de l'enceinte. "Longtemps, le spectacle a été plus dans les tribunes que que sur le terrain, observait dimanche Franck Gineste dans les colonnes du Parisien. Venus en nombre, les supporters lensois ont assuré l'ambiance dans un stade affichant presque complet." "Pas habitué à vibrer, le Stade Brisson a vu passer une tornade Sang et Or, rapportait Édouard Wayolle dans les colonnes de La Voix du Nord. Pas moins de la moitié des 6 113 spectateurs de l'enceinte temporaire se sont levés pour fêter le but de la victoire en toute fin de match."

Interdits de déplacement entre le Pas-de-Calais et Quevilly, Ajaccio et Paris à l'occasion des trois précédents matches du Racing joués loin de Bollaert, les supporters lensois ont - dans leur très grande majorité - donné la meilleure des réponses à tous ceux qui décident trop souvent de les priver de leur passion. "Nul doute que ce samedi 9 janvier 2016 restera un bout de temps dans la mémoire des fans présents à Beauvais", estimait Édouard Wayolle. La disposition des deux tribunes visiteurs a donné lieu à un jeu de ping-pong où les chants remplaçaient la petite balle blanche." La victoire lensoise a été célébrée par deux clappings successifs, le premier pour les supporters regroupés en tribune ouest, le second pour ceux en tribune est. Inédit !

Aux côtés de ces supporters faisant la bonne image du Racing Club de Lens se trouvaient malheureusement aussi des personnes dont le passage n'a probablement pas laissé un bon souvenir aux riverains de la rue de Clermont : jets de canettes de bière et de bouteilles d'alcool sur les trottoirs ou dans les jardins, besoins naturels faits contre les murs de maisons ou les murets de jardins, état d'ébriété (en fin de rencontre, une ambulance a dû emmener une personne apparemment victime d'un coma éthylique). Le tout sous les yeux de forces de l'ordre totalement indifférentes. Les autorités préfèrent laisser faire, ne pas rappeler à l'ordre ceux qui méritent de l'être et fermer des tribunes en cas d'incident...

Les fans du Racing étaient de retour !

Lance

Photo 1 : La Voix du Nord

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Un match qui n'a pas soulevé les foules

Publié le par Lance

Un match qui n'a pas soulevé les foules

Deux semaines après avoir battu Bourg-en-Bresse (2-0), les joueurs lensois ont retrouvé Bollaert, hier à l'occasion d'un match amical contre le RWS Bruxelles (deuxième division belge). Les supporters devront, eux, attendre deux semaines de plus pour retourner dans leur stade. Comme la quasi-totalité des entraînements depuis le début de saison*, la rencontre s'est disputée à huis clos. Une mauvaise initiative qui avait déjà été prise quatre semaines plus tôt, à l'occasion d'un match disputé contre Amiens sur un des terrains de la Gaillette.

Les fans du Racing ont été informés sur Twitter du score du match (0-0) quelques minutes après la fin de l'opposition. Plus de quatre heures après le coup de sifflet final, le site officiel du club a jugé utile de les informer de la composition d'équipe. Quelle bonté ! Ce geste permet de constater que de nombreux joueurs ont bénéficié de temps de jeu, y compris Christian Bekamenga et Guirane N'Daw, dont le départ est espéré d'ici le 1er février. En revanche, Valentin Belon, Aristote Madiani et Taylor Moore n'ont pas été retenus pour ce match alors que Pablo Chavarria, Jonathan Nanizayamo et Pierrick Valdivia y ont renoncé en raison d'une blessure.

Un résumé vidéo de deux minutes et trente-cinq secondes accompagné d'une (courte) interview d'Antoine Kombouaré ont également été mis en ligne. Ça ne remplace en aucun cas la présence au stade et ne peut nullement satisfaire ceux qui aiment le RCL. D'ailleurs, que s'est-il passé lors des quatre-vingt-sept minutes et vingt-cinq secondes (sans compter le temps additionnel) non diffusées par le club ?

"Je n’ai pas aimé ce match d’entraînement, fait savoir l'entraîneur lensois. Il était largement à notre portée. On n’a pas fait ce qu’il fallait. Ce n’est pas un bon 0-0. Lors des matches compliqués, face à des adversaires redoutables, il faut être capable de grappiller des points. Et contre des équipes largement à notre portée, il faut gagner ! C’est la leçon que l’on doit retenir pour cette seconde partie de saison. Il a manqué un peu de tout : de la discipline, de la rigueur, de la vitesse dans le jeu de passe. Il fallait jouer à un rythme plus élevé, être capable de faire courir davantage l’adversaire et surtout amener des situations offensives qui auraient permis d’avoir plus d’occasions." Les joueurs y seraient peut-être parvenus en étant poussés par un public !

Lance

* Depuis la reprise de l'entraînement, le 25 juin, seulement neuf séances d'entraînement ont été ouvertes au public.

Photo : rclens.fr

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