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Lens-Clermont : le groupe lensois

Publié le par Lance

Lens reste sur quatre matches sans victoire (deux nuls, deux défaites) et une série de huit points sur vingt-et-un possibles (deux victoires, deux nuls, trois défaites). Ses adversaires directs n'avançant pas beaucoup plus vite, le RCL est encore en bonne position dans la course à la montée. Les Sang et Or tenteront de renouer enfin avec la victoire, demain contre Clermont. Alain Casanova a convoqué dix-sept joueurs pour ce rendez-vous.

Le groupe lensois : Douchez, Vachoux ; Cvetinovic, Duverne, Lala, Opare, Scaramozzino ; Bellegarde, Bostock, Ephestion, Gérard, Koukou ; Autret, Erasmus, Fortuné, Lopez, Zoubir.

La composition de ce groupe comporte peu de changements. Sur le banc à Bourg-en-Bresse après avoir été écarté pendant cinq mois, Abdoul Ba retrouvera la tribune de Bollaert alors que Anthony Scarramozzino a cette fois été retenu. Sur le banc contre Nîmes et à Amiens puis en tribune dans la Bresse, Kermit Erasmus effectue également son retour dans le groupe. Ce n'est pas le cas de d'Adama Guira et de Karim Hafez. Logique pour le premier, rentré très tard de la Coupe d'Afrique des Nations ; plus surprenant pour le second, de retour à l'entraînement en fin de semaine.

Valentin Belon, Benjamin Bourigeaud, Mohamed Fofana et Habib Habibou sont forfaits. Comme Ba, Hafez et Guira, Guillaume Beghin, Bilal Bari, Enzo Ebosse, Marvin Milville, Hugo Robert, Moussa Sylla, Valentin Wojtkowiak, Akim Zedadka et Milos Zukanovic sont victimes des choix de leur entraîneur.

Lance

Avant, pendant et après le match, vous pouvez discuter de la rencontre Lens-Clermont sur le forum Cœur Sang et Or.

Publié dans Infos

Le Top 10 des mauvaises excuses de Casanova

Publié le par FatherTom

Alain Casanova est un bon entraîneur qui a pour habitude de faire pratiquer à ses équipes un jeu léché. Malheureusement, si les Lensois enchaînent les prestations ternes et sont toujours à la recherche de leur "match référence", c'est parce que les éléments se liguent contre le coach artésien, comme celui-ci l'a rappelé en début de semaine alors que le match Lens - Bourg-en-Bresse s'est pratiqué sur une mauvaise pelouse.

Hebergeur d'image Le propre du génie est d'être copié. Sans scrupule, les entraîneurs de Ligue 2 profitent de la chance qui leur est offerte de côtoyer Casanova pour appliquer les bonnes idées qu'il a. "On a essayé de mettre notre jeu en place face à une équipe qui a tenté de mettre un système similaire au nôtre pour, dans un premier temps, nous faire déjouer", regrettait ainsi l'entraîneur lensois après le nul ramené de Niort (0-0).
Hebergeur d'image Lens a débuté sa saison par deux nuls, à Niort (0-0) et face à Tours (2-2). "Si lors des deux premiers matches, nous n'avons pris que deux points, c'est que l'équipe était en phase de construction, expliquait Casanova après la victoire à Nîmes (0-2), le 15 août. Il fallait être patient." On allait alors voir ce qu'on allait voir !
Hebergeur d'image Le 23 août, après une prestation insipide de l'équipe bis alignée par Casanova, Lens était éliminé de la Coupe de la Ligue par le Paris FC. "La séance de tirs au but, c’est une loterie", avançait l'entraîneur lensois. Un tir au but repose pourtant sur un geste technique qu'il est possible de travailler à l'entraînement.
Hebergeur d'image Le feu ça brûle, l'eau ça mouille, et l'été il fait chaud. "Je pense que les joueurs ont fait beaucoup d'efforts en première période, et que la chaleur a été un élément important du match", proposait Casanova après le nul concédé à Troyes (1-1), le 26 août.
Hebergeur d'image Faisant le bilan du premier mois de compétition, marqué par une seule victoire en Championnat, Casanova pointait du doigt son effectif. "On a besoin d’au moins deux ou trois renforts pour être plus compétitif", estimait-il. Le même discours allait être prononcé en décembre : "Certains joueurs jouent moins et doivent peut-être trouver une porte de sortie. En fonction de cela et des éventuels manques que l’on signalera, il y aura peut-être deux ou trois renforts".
Hebergeur d'image Le jeu prôné par Casanova est tellement élaboré que les joueurs doivent travailler jours et nuits pour en assimiler tous les principes. "On a encore du mal à mettre notre jeu en place, constatait Casanova après le nul face à Bourg-en-Bresse (1-1), le 9 septembre. Il y a eu quatre arrivées le 31 août et on ne peut pas encore les utiliser correctement." Le 20 septembre, face à Orléans (4-2), les nouveaux n'avaient pas encore appris leurs leçons et avaient raté leur interro. "Ce n’est pas facile de lancer quatre nouveaux joueurs qui sont arrivés récemment dont on ne connait pas suffisamment leurs connaissances sur le jeu tactique que l’on veut pratiquer", jugeait Casanova.
Hebergeur d'image Ayant élaboré son football au milieu des sièges vides et silencieux du Stadium de Toulouse, Casanova peut voir le public comme un élément perturbateur. Il peut empêcher ses joueurs de réciter leur partition : "le public est merveilleux mais il doit aussi être patient et tolérant et soutenir son équipe dans les moments difficiles, jugeait-il après la victoire face à Orléans (4-2). Elle a besoin de Bollaert". Il peut également favoriser les desseins de l'équipe adverse. "C’était difficile face à une équipe qui s’est sublimé par rapport à son classement et le contexte de Bollaert", expliquait-il après le nul face à Bourg-en-Bresse en septembre.
Hebergeur d'image Un entraîneur peut être aussi talentueux que Casanova, que voulez-vous qu'il fasse si les adversaires ne mettent pas du leur dans la cause du RCL ? "L’adversaire a été capable de mettre un dispositif en place pour nous créer des problèmes, constatait l'entraîneur lensois après le nul concédé face à Reims (1-1), le 22 octobre. On est tombé sur une équipe très organisée et très athlétique surtout. Elle ne permettait pas de mettre son jeu en place."
Hebergeur d'image Chez Casanova, l'élégance n'est pas que dans le jeu. Elle est aussi dans sa capacité à accepter la supériorité de l'adversaire. "À partir du moment où l'adversaire mène 2-0, le match devient très compliqué", reconnaissait-il après la lourde défaite ramenée de Strasbourg (3-1), le 10 décembre. "Le match est devenu compliqué à 0-2. [...] Malheureusement, le troisième but a sonné la fin de nos espérances.", se résignait-il lors de la défaite infligée par Nîmes (1-3), le 21 janvier. Entre temps, Tours était parvenu à remonter deux buts aux Lensois en sept minutes...
Hebergeur d'image Lens reste sur une prestation proche du néant, mardi à Bourg-en-Bresse (0-0), sur "un terrain indigne d'une rencontre de football professionnel" selon Casanova. Le 31 janvier, ses joueurs avaient "eu énormément de mal à s'adapter au contexte, au terrain" de Bergerac et avaient été éliminés de la Coupe de France. Des pelouses qui n'avaient pas empêché les Burgiens d'être dangereux (deux buts refusés pour hors-jeu, une tentative déviée par la transversale) et les Périgordins de trouver trois fois le chemin des filets.

FatherTom

Publié dans Humour

Le compteur comparatif (24ème journée)

Publié le par FatherTom

Il y a un an, le 2 février 2016, les Sang et Or obtenaient "un succès logique et mérité", comme nous l'écrivions alors, face à Brest (2-0). Forfait pour ce match, Wylan Cyprien avait laissé sa place à Patrick Olsen. Le Danois, qui n'était alors pas un pestiféré mais un joueur au profil intéressant, avait ouvert la marque peu avant la demi-heure de jeu, Benjamin Bourigeaud se chargeant de mettre fin au suspens dans les arrêts de jeu. Les joueurs d'Antoine Kombouaré réagissaient de la meilleure des manières trois jours après une défaite au Havre (2-0), la seule concédée au cours des treize journées qui avaient précédé la réception des Bretons.

Il y a trois jours, le 7 février, les Artésiens pouvaient s'estimer heureux de repartir de Bourg-en-Bresse avec le point du match nul (0-0). Les joueurs d'Alain Casanova n'ont plus gagné depuis quatre rencontres et, depuis décembre, ils possèdent le seizième bilan de Ligue 2.

Sur le plan comptable, le RCL version 2015-16 et le Racing actuel ont le même bilan, chacun ayant engrangé trente-sept points à ce stade de la compétition. Ils sont pourtant sur deux dynamiques assez opposées...

2008-09
   50 points
  1er - 68 points


2011-12
    32 points
   12ème - 48 points




2012-13
    33 points
   12ème - 45 points


2013-14
   41 points
    2ème - 65 points


2015-16
    37 points
   6ème - 58 points


2016-17
    37 points  

FatherTom

Publié dans Infos

Bourg-en-Bresse - Lens en chiffres

Publié le par FatherTom

- Après le nul ramené de Bourg-en-Bresse (0-0) en début de semaine, cela fait désormais quatre matches que les Lensois n'ont plus gagné (cinq toutes compétitions confondues). Une telle contre-performance avait déjà été réalisée entre août et septembre (défaite face à Amiens, nuls à Troyes, face à Bourg-en-Bresse et à Clermont).

- Le bilan face aux équipes actuellement positionnées dans la première moitié du classement continue à être très mauvais, indigne d'un candidat à la montée. Les joueurs d'Alain Casanova n'ont pris que 12 points sur 39 face aux équipes du top 10 ! Ils ont en effet gagné deux fois (à Nîmes 0-2 et à Brest 1-2), ont réalisé six nuls (à Niort 0-0, à Troyes 1-1, face à Bourg-en-Bresse 1-1, face à Reims 1-1, face à Troyes 0-0 et à Bourg-en-Bresse 0-0) et ont perdu à cinq reprises (face à Amiens 0-1, à Sochaux 1-0, à Strasbourg 3-1, face à Nîmes 1-3 et à Amiens 2-1).

- Les Sang et Or ont livré leur troisième 0-0 de la saison après ceux concédés à Niort et face à Troyes. C'est la première fois depuis le printemps 2009 que les Nordistes enchaînent deux scores vierges. Ils avaient alors successivement buté sur Guingamp, Tours et Amiens.

- Depuis le penalty transformé par Cristian Lopez à Amiens (2-1), le 28 janvier, cela fait désormais 251 minutes que les Sang et Or n'ont plus trouvé le chemin des filets. Une telle période de disette n'avait plus été vécue depuis septembre 2015. Les Artésiens étaient alors restés muets durant 311 minutes.

- C'est la cinquième fois de la saison que les Lensois ne marquent pas. Avant de buter sur la défense burgienne, les Nordistes étaient restés muets à Niort (0-0, le 29 juillet), face à Amiens (0-1, le 20 août), à Sochaux (1-0, le 17 octobre) et face à Troyes (0-0, le 3 février). Lens possède la sixième meilleure attaque de Ligue 2.

- Nicolas Douchez et ses partenaires ont réalisé dans l'Ain leur septième blanchissage de la saison, le deuxième de suite. Lens possède la huitième meilleure défense de Ligue 2.

- Thomas Ephestion a fait dans la Bresse ses débuts professionnels. L'ancien joueur de Béziers est devenu le vingt-huitième joueur utilisé cette saison par Alain Casanova en Championnat. Il portait le numéro 28 lensois, précédemment attribué à Jonathan Nanizayamo puis Viktor Klonaridis cette saison.

- Titularisé à Bergerac en Coupe de France, Jean-Ricner Bellegarde a profité du forfait de Benjamin Bourigeaud pour refouler les pelouses de Ligue 2. Le joueur formé à la Gaillette n'avait plus participé à un match de Championnat depuis le 22 octobre, face à Reims (1-1). Il n'y avait plus été titularisé depuis le 5 août, face à Tours (2-2).

- Alain Casanova est d'une régularité confondante : comme récemment face à Nîmes et face à Troyes, Abdellah Zoubir a été remplacé à la 74ème minute de jeu. Il avait été sorti deux minutes plus tôt à Tours et une minute plus tôt à Strasbourg.

- Pour la deuxième fois de suite, Abdelrafik Gérard a eu le droit à dix-sept minutes de jeu en remplaçant Zoubir. Toutes compétitions confondues, le joueur formé au Paris SG, premier joker de Casanova, a fait sa douzième apparition en cours de rencontre de la saison.

- L'entraîneur artésien n'a procédé qu'à deux changements. C'est la treizième fois de la saison que Casanova choisit de ne pas utiliser toutes les ressources dont il dispose.

- Daniel Opare a déjà récolté deux cartons jaunes depuis son arrivée à Lens. Le Ghanéen sera suspendu au prochain avertissement. C'est le seul Artésien à jouer avec cette menace.

FatherTom

Publié dans Infos

Lens déçoit encore et doit passer à un plan B

Publié le par Lance

Depuis le début de saison, les joueurs du Racing Club de Lens pénélopent. Ils travaillent ainsi en toute discrétion, à l'abri des regards, la quasi-totalité des entraînements se déroulant à huis clos. Personne ne peut assister aux séances et personne n'est donc aujourd'hui en mesure d'affirmer qu'ils travaillent vraiment. Le contenu de leurs rencontres ne lèvent nullement le doute.

Hier à Bourg-en-Bresse, les Lensois ont une fois encore livré une prestation de piètre qualité. Ils n'y ont pris qu'un point (0-0), ne méritaient pas plus et peuvent même s'estimer heureux du résultat final, leurs adversaires s'étant procurés de belles occasions en fin de rencontre (deux buts refusés pour hors jeu et un coup franc sur la barre).

Lens avance actuellement à un rythme de reléguable. Avec deux points sur douze gagnés lors des quatre dernières journées, Nicolas Douchez et ses partenaires affichent le dix-huitième bilan de Ligue 2 (seizième bilan lors des sept dernières journées avec un total de huit points). Après vingt-quatre journées, ils comptent le même nombre de points que la saison passée (37 unités). Le club a pourtant pu compter sur une enveloppe financière pour recruter quand il avait dû se contenter de joueurs libres un an plus tôt.

Comme la saison passée, le Racing est encore en course pour la montée. Il le doit au surplace que font la plupart de ses concurrents directs. Lens compte aujourd'hui seulement deux points de retard sur le deuxième (Troyes) et le troisième (Reims) quand il était dix longueurs derrière le deuxième (Nancy) et cinq derrière le troisième (Metz) il y a un an. Le RCL 2016-17 est donc en meilleure situation cette saison. Pourtant, la dynamique était plus favorable aux hommes d'Antoine Kombouaré. En sept journées, ils avaient ainsi pris sept points de plus que ceux d'Alain Casanova.

L'équipe entraînée par le Kanak avait lutté pour la montée jusque la trente-sixième journée. Il est difficile d'envisager aujourd'hui qu'une équipe qui déçoit et qui régresse puisse faire de même. Une victoire lundi contre Clermont permettrait d'espérer momentanément une bonne opération au classement. Elle ne suffirait pourtant pas à éteindre le mécontentement qui habite les supporters, contrairement à ce qu'estime l'entraîneur lensois. "Après les victoires face à Metz et Tours, tout allait bien", ose-t-il avancer lorsqu'il est interrogé sur la colère des supporters (voir notre article "Casanova casse-toi"). Celui qui considère que le plaisir passe uniquement par le résultat (voir notre article Comme une incompréhension) ignore que la qualité de jeu évite l'ennui, annonce de futurs succès et permet d'atteindre un objectif. Combien de bons matches a effectué le RCL depuis qu'il est entraîné par l'ancien technicien toulousain ? Combien de fois a-t-il séduit ? Après avoir disputé près de deux-tiers des journées de Championnat, quel est le "match référence" de cette équipe ?

Le RCL de Casanova est une équipe dont les fondations reposent sur des sable mouvants. La philosophie de jeu prônée par l'entraîneur lensois éteint les joueurs les uns après les autres. Pour sa première rencontre disputée en Ligue 2, Thomas Ephestion n'a pas hésité à aller de l'avant et à chercher à amener le danger dans la défense adverse. Il est à craindre qu'il se contente dans quelques semaines de multiplier les passes sans aucune prise de risque, comme le font aujourd'hui tous ses partenaires, opprimés par le culte de la possession.

Lens est toujours en bonne position dans la course à la Ligue 1. Casanova et ses joueurs et se réfugient derrière la seule lecture du classement. Gervais Martel semble attendre que la pièce jetée en début de saison retombe, si possible du bon côté. Une telle attitude pourrait s'avérer dangereuse pour l'issue de la saison. Le président lensois doit attraper la pièce au vol et convaincre ses actionnaires, qui ont installé Casanova à la tête de l'équipe première lensoise, du bien fondé d'un changement d'entraîneur. La saison passée, les dirigeants du FC Metz avaient remplacé José Riga par Philippe Hinschberger à l'issue des matches aller alors que les Grenats étaient sixièmes avec un seul point de retard sur le troisième mais restaient sur une série de quatre points gagnés en six matches. Bernard Seurin avait expliqué cette décision par "une analyse approfondie des résultats à mi saison et aussi de leur évolution au fil du temps."

Le RC Lens ne peut se contenter d'espérer que demain soit meilleur parce que la pelouse sera plus verte. C'est en jouant, en affichant un état d'esprit offensif, en se montrant convaincant et vraiment supérieur à ses adversaires qu'il doit atteindre son objectif de montée. En faisant donc tout ce qu'il n'a pas fait depuis le début de saison...

Lance

 

Championnat de France 2016-17 - Ligue 2
Vingt-quatrième journée

Bourg-en-Bresse - Lens : 0-0
Avertissements au Burgien Nirlo (80ème) ; au Lensois Opare (90ème +2)

Bourg-en-Bresse : Fabri - Faivre (cap.), Ponroy (Digbeu, 25ème), Perradin, N'Simba - Nirlo, Damour, Del Castillo (Bègue, 78ème), Hoggas, Berthomier - Heinry. Entraîneur : Hervé Della Maggiore

Lens : Douchez (cap.) - Opare, Duverne, Cvetinovic, Lala - Bostock, Koukou, Bellegarde (Ephestion, 63ème) - Fortuné, Lopez, Zoubir (Gérard, 74ème). Entraîneur : Alain Casanova.

Photo : FBBP

Vous pouvez discuter de la situation du RCL et de l'apport de son entraîneur sur le forum Cœur Sang et Or.

Publié dans Humeur