Un match important pour la confiance et la crédibilité

Publié le par Lance

Alain Casanova a toujours aimé que ses équipes soient prudentes sur le terrain. L'entraîneur a décidé cette saison de ne prendre également aucun risque dans ses prises de parole. Il ne déclare plus être à la tête d'un groupe "dans l'obligation de monter" (voir notre article Casanova déjà sous pression) et tente aujourd'hui de relativiser l'importance des rendez-vous à Bollaert.

L'été dernier, le technicien insistait sur l'importance des matches à Lens. "La montée passera par un gros parcours à domicile, affirmait-il. Il faudra qu'on gagne vingt matches dans la saison et il y en a dix-neuf à Bollaert." La première rencontre à domicile, face à Tours, devait alors constituer une rampe de lancement vers le succès. Deux jours avant le match, Casanova avait appelé les supporters à mettre à leur fenêtre "quelque chose de représentatif du RC Lens, comme un drapeau, un fanion, un écusson" afin que "les joueurs ressentent et voient ce soutien quand ils iront au stade" (voir notre article Le drôle d'appel de Casanova) et il avait annoncé que "le premier match à la maison sera important pour la confiance et la crédibilité par rapport à ce que l’on veut faire. [...] Je suis persuadé que l’équipe débutera par une victoire à Bollaert !"

Une semaine après être revenu de Niort avec le point du match nul, Lens avait à nouveau déçu face à Tours (2-2, voir notre article Quelle crédibilité pour le projet de jeu lensois ?) et perdu ses premiers points dans son antre. En fin de saison, le Racing n'avait offert que neuf clappings à ses supporters et laissé filer vingt-quatre (six nuls, quatre défaites) des cinquante-sept points en jeu sur sa pelouse. Difficile de ne pas mettre en perspective ce bilan et le classement de fin de saison où une seule unité a manqué au RCL pour rejoindre l'élite...

Un an plus tard, la réception de Nîmes est plus importante que ne l'était celle de Tours en août dernier. Le Racing s'est en effet incliné à Auxerre lors de la première journée. Le club est toujours marqué par le scénario du 19 mai, son entraîneur critiqué et sifflé à Bollaert. Les Lensois ne peuvent se permettre de compter au mieux un seul point en deux journées. Dans ce contexte, Casanova minimise pourtant l'importance de ce premier rendez-vous dans le Pas-de-Calais. "L'an passé, même les meilleurs ont lâché des points chez eux, observe-t-il. On ne veut pas avoir une vision domicile-extérieur mais plutôt une vision globale. Il ne faut pas faire de différence. Mais c'est vrai que l'on éprouve un plaisir énorme à jouer à Bollaert et retrouver notre public, l’un des plus beaux si ce n’est plus le beau public qui puisse exister en France. On va tout mettre en œuvre pour lui offrir un succès." Casanova ouvre le parapluie et passe la brosse à reluire. Mais quel que soit son discours, seule une victoire constituera un bon résultat ce soir contre Nîmes.

Lance

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