Casanova déjà sous pression

Publié le par Lance

"On est dans l'obligation de monter". Il y a un an, avant l'ouverture du Championnat à Niort, Alain Casanova affichait son ambition. Entraîneur pendant près de sept saisons à Toulouse, l'ancien gardien de but ne s'imaginait pas passer plus d'un an sur un banc de Ligue 2. "Je ne voulais pas aller en L2 dans un premier temps, reconnaissait-il après quatre mois passés dans le Pas-de-Calais. Aujourd’hui, je suis un entraîneur de Ligue 1 qui exerce en Ligue 2."

Lens n'est pas monté en Ligue 1. Casanova a reconnu "un échec personnel" mais est toujours là. Il se veut plus prudent qu'il y a un an et ne fixe aucun impératif de montée. "Qu’on le veuille ou non, il y aura dix équipes qui auront pour objectif de monter. [...] Ça va être un championnat relevé et difficile."

Les dirigeants affichent un discours comparable à celui du technicien. "Il n’y a aucune menace des actionnaires, bien au contraire, indique Gervais Martel. Évidemment, ils nous disent que cela serait bien que l’on monte. On a tous cette idée en tête." "Si on ne monte pas, on travaillera mieux la saison d’après", confirme Arnaud Pouille. Leur discours est évidemment peu crédible. Chaque saison en Ligue 2 entraîne un déficit de dix millions d'euros et le Racing ne peut être viable économiquement qu'en se réinstallant dans l'élite.

Alain Casanova estime "qu'on ne juge pas les compétences d'un entraîneur uniquement sur les résultats. Un point de plus ou un point de moins la saison dernière n'aurait rien changé à ce que je vaux." L'entraîneur dit vrai : un point de plus et une montée dans l'élite n'auraient pas changé la perception qu'ont de lui les supporters lensois. L'ancien gardien de but, sifflé la semaine dernière par Bollaert à l'occasion du dernier match de préparation de son équipe, entame la saison en étant déjà sous pression. Alors que la première journée propose d'entrée à son équipe un déplacement à Auxerre, un autre des favoris du Championnat, puis de recevoir Nîmes (sixième la saison passée) et Brest (cinquième la saison passée) lors de deux des trois journées suivantes, Casanova sera jugé avant tout sur ses résultats. En juin, lors d'une réunion avec les représentants des associations de supporters lors de laquelle le natif de Clermont-Ferrand était contesté, Gervais Martel avait clairement fait comprendre que Casanova ne résisterait pas à un premier mois de compétition comparable à celui de l'été dernier (six points en cinq matches).

Lance

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