La montée se joue maintenant !

Publié le par Lance

Lens s'est imposé la semaine dernière sur la pelouse du Gazélec Ajaccio (0-4). Amiens et Troyes ayant dans le même temps également pris trois points, le Racing n'a pas gagné de place au classement. Il reçoit donc Niort, ce soir à l'occasion de la trente-huitième et dernière journée de Championnat, alors qu'il en occupe la quatrième position. "Les gars étaient déçus après le match en voyant les autres scores, rapportait Gervais Martel dans les couloirs de l'enceinte corse. Mais comme le coach le répète depuis le début, ça va se jouer sur la dernière journée."

Alain Casanova a présenté il y a plusieurs mois la saison comme un long périple. Son équipe étant (déjà) décevante après six journées (dixième à cinq points des deuxième et troisième places avec une seule victoire, quatre nuls et une défaite), l'entraîneur lensois a alors théorisé la "saison marathon" : "le parcours est moyen aujourd’hui mais, vous savez, on ne fait pas un cent mètres, on fait un sacré marathon. On en est à six journées, il en reste trente-deux. Il reste 96 points en jeu. Il reste beaucoup de choses à faire." La comparaison a été reprise plusieurs fois au cours de l'exercice. Elle a permis au technicien de repousser les critiques et de se donner du temps.

Quelques jours après le néant proposé au Havre, il y a trois semaines, Casanova faisait à nouveau référence à l'épreuve d'athlétisme. "Si au début du Championnat on nous avait dit qu’à quatre journées de la fin on serait dans cette position, on aurait été beaucoup à signer, tentait-il de convaincre. Tout peut arriver. Douze points sont encore en jeu, il reste quatre matches dont trois à domicile. On est dans la continuité de ce que l’on annonce depuis le début : un championnat serré jusqu’au bout qui se jouera peut-être à la dernière journée. À l’image d’un marathon, on savait qu’on allait connaître des temps forts et des temps un peu plus faibles." Voire beaucoup plus faibles...

L'ancien gardien de but ne s'inquiétait pas. Il s'exprimait alors dans les derniers jours du mois d'avril et tout allait se disputer durant le mois suivant. "Il faut être serein. La montée ne se joue pas en février, mais fin mai", avait-il prévenu dès le 3 février après un triste match nul contre Troyes qui succédait à deux défaites en Championnat et une élimination en Coupe de France, contre les amateurs de Bergerac (CFA).

En évoquant la fin mai, Casanova faisait-il référence au barrage contre le dix-huitième de Ligue 1, programmé les 25 et 28 mai ? En Championnat, le dernier match de mai se joue ce soir et la place à laquelle le RCL aborde cette rencontre semble convenir à l'ancien Toulousain qui évoque "une belle finale à Bollaert". Dans les dernières centaines de mètres de son marathon, Lens doit pourtant compter sur un effondrement des équipes qui le devancent (au moins deux pour monter directement, une seule pour jouer le barrage) tout en veillant à ne pas se faire dépasser par ses poursuivants. Le discours d'Alain Casanova rappelle celui de Joël Muller au printemps 2002. Le natif de Donchery avait répété pendant plusieurs semaines que le titre se jouerait lors de la dernière journée. Il n'avait pas compris qu'il serait alors trop tard. Espérons qu'il ne soit pas trop tard pour le Racing version 2016-17...

Lance

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