Le Top 10 des mauvaises excuses de Casanova

Publié le par FatherTom

Alain Casanova est un bon entraîneur qui a pour habitude de faire pratiquer à ses équipes un jeu léché. Malheureusement, si les Lensois enchaînent les prestations ternes et sont toujours à la recherche de leur "match référence", c'est parce que les éléments se liguent contre le coach artésien, comme celui-ci l'a rappelé en début de semaine alors que le match Lens - Bourg-en-Bresse s'est pratiqué sur une mauvaise pelouse.

Hebergeur d'image Le propre du génie est d'être copié. Sans scrupule, les entraîneurs de Ligue 2 profitent de la chance qui leur est offerte de côtoyer Casanova pour appliquer les bonnes idées qu'il a. "On a essayé de mettre notre jeu en place face à une équipe qui a tenté de mettre un système similaire au nôtre pour, dans un premier temps, nous faire déjouer", regrettait ainsi l'entraîneur lensois après le nul ramené de Niort (0-0).
Hebergeur d'image Lens a débuté sa saison par deux nuls, à Niort (0-0) et face à Tours (2-2). "Si lors des deux premiers matches, nous n'avons pris que deux points, c'est que l'équipe était en phase de construction, expliquait Casanova après la victoire à Nîmes (0-2), le 15 août. Il fallait être patient." On allait alors voir ce qu'on allait voir !
Hebergeur d'image Le 23 août, après une prestation insipide de l'équipe bis alignée par Casanova, Lens était éliminé de la Coupe de la Ligue par le Paris FC. "La séance de tirs au but, c’est une loterie", avançait l'entraîneur lensois. Un tir au but repose pourtant sur un geste technique qu'il est possible de travailler à l'entraînement.
Hebergeur d'image Le feu ça brûle, l'eau ça mouille, et l'été il fait chaud. "Je pense que les joueurs ont fait beaucoup d'efforts en première période, et que la chaleur a été un élément important du match", proposait Casanova après le nul concédé à Troyes (1-1), le 26 août.
Hebergeur d'image Faisant le bilan du premier mois de compétition, marqué par une seule victoire en Championnat, Casanova pointait du doigt son effectif. "On a besoin d’au moins deux ou trois renforts pour être plus compétitif", estimait-il. Le même discours allait être prononcé en décembre : "Certains joueurs jouent moins et doivent peut-être trouver une porte de sortie. En fonction de cela et des éventuels manques que l’on signalera, il y aura peut-être deux ou trois renforts".
Hebergeur d'image Le jeu prôné par Casanova est tellement élaboré que les joueurs doivent travailler jours et nuits pour en assimiler tous les principes. "On a encore du mal à mettre notre jeu en place, constatait Casanova après le nul face à Bourg-en-Bresse (1-1), le 9 septembre. Il y a eu quatre arrivées le 31 août et on ne peut pas encore les utiliser correctement." Le 20 septembre, face à Orléans (4-2), les nouveaux n'avaient pas encore appris leurs leçons et avaient raté leur interro. "Ce n’est pas facile de lancer quatre nouveaux joueurs qui sont arrivés récemment dont on ne connait pas suffisamment leurs connaissances sur le jeu tactique que l’on veut pratiquer", jugeait Casanova.
Hebergeur d'image Ayant élaboré son football au milieu des sièges vides et silencieux du Stadium de Toulouse, Casanova peut voir le public comme un élément perturbateur. Il peut empêcher ses joueurs de réciter leur partition : "le public est merveilleux mais il doit aussi être patient et tolérant et soutenir son équipe dans les moments difficiles, jugeait-il après la victoire face à Orléans (4-2). Elle a besoin de Bollaert". Il peut également favoriser les desseins de l'équipe adverse. "C’était difficile face à une équipe qui s’est sublimé par rapport à son classement et le contexte de Bollaert", expliquait-il après le nul face à Bourg-en-Bresse en septembre.
Hebergeur d'image Un entraîneur peut être aussi talentueux que Casanova, que voulez-vous qu'il fasse si les adversaires ne mettent pas du leur dans la cause du RCL ? "L’adversaire a été capable de mettre un dispositif en place pour nous créer des problèmes, constatait l'entraîneur lensois après le nul concédé face à Reims (1-1), le 22 octobre. On est tombé sur une équipe très organisée et très athlétique surtout. Elle ne permettait pas de mettre son jeu en place."
Hebergeur d'image Chez Casanova, l'élégance n'est pas que dans le jeu. Elle est aussi dans sa capacité à accepter la supériorité de l'adversaire. "À partir du moment où l'adversaire mène 2-0, le match devient très compliqué", reconnaissait-il après la lourde défaite ramenée de Strasbourg (3-1), le 10 décembre. "Le match est devenu compliqué à 0-2. [...] Malheureusement, le troisième but a sonné la fin de nos espérances.", se résignait-il lors de la défaite infligée par Nîmes (1-3), le 21 janvier. Entre temps, Tours était parvenu à remonter deux buts aux Lensois en sept minutes...
Hebergeur d'image Lens reste sur une prestation proche du néant, mardi à Bourg-en-Bresse (0-0), sur "un terrain indigne d'une rencontre de football professionnel" selon Casanova. Le 31 janvier, ses joueurs avaient "eu énormément de mal à s'adapter au contexte, au terrain" de Bergerac et avaient été éliminés de la Coupe de France. Des pelouses qui n'avaient pas empêché les Burgiens d'être dangereux (deux buts refusés pour hors-jeu, une tentative déviée par la transversale) et les Périgordins de trouver trois fois le chemin des filets.

FatherTom

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