"Casanova casse-toi"

Publié le par Lance


Après trois défaites consécutives (contre Nîmes, à Amiens et à Bergerac), Lens a pris un point hier contre Troyes (0-0). Le résultat est insuffisant et le jeu proposé une nouvelle fois déplorable. Une partie de Bollaert a fort logiquement fait part de sa colère. Des banderoles ("À Lens, c'est pas les vacances, bougez-vous !" ; "Si nous sommes le douzième homme, où sont les onze premiers ?") et un chant ("Lensois bouge ton cul") ont été adressés aux joueurs. L'entraîneur a évidemment également été visé. Quelques minutes avant le coup d'envoi, lors de l'annonce de la composition des équipes, le nom de Casanova a été suivi de quelques sifflets. Ils étaient moins nombreux que ceux adressés à Jean-Louis Garcia mais il s'agissait des seules huées à l'encontre d'un Artésien. Dans les dernières minutes de jeu puis après le coup de sifflet final, une partie de la Marek a réclamé le départ de l'entraîneur : "Pour le Racing, ce soir on va chanter : Casanova casse-toi".

Cette réaction prouve au moins qu'une partie des 21 398 spectateurs présents en tribune a réussi l'exploit de rester éveillée à l'issue de quatre-vingt-dix minutes d'un jeu "casanovesque". Un 4-3-3 avait été préféré à l'habituel 4-2-3-1 mais rien ne change. Les défauts restent les mêmes. Le RCL a évidemment eu la possession de balle et ainsi validé le principal critère de qualité aux yeux de son entraîneur. Les Sang et Or n'ont pourtant encore une fois rien su faire du ballon : multiplication des passes entre joueurs défensifs, longs ballons balancés devant, défenseurs latéraux et milieux de terrain qui n'apportent pas de soutien aux attaquants, jeu lent, absence de changements de rythme. Le visage du Racing est malheureusement trop bien connu. L'équipe ronronne et ne met pas les ingrédients pour réussir à s'imposer.

Casanova est pourtant satisfait de ce qu'il a vu. S'était-il lui aussi endormi devant le jeu de son équipe ? "On a six occasions pour remporter le match, a-t-il rêvé pendant son sommeil [...] On ne peut reprocher qu’une seule chose aux joueurs : ne pas avoir gagné le match. Au niveau des intentions de jeu, de la volonté, de la solidarité, de l’engagement pour marquer jusqu’à la dernière minute, les joueurs ont tout mis en œuvre pour inverser la tendance." Le Racing était tellement bon et tellement dangereux que Casanova n'a éprouvé le besoin de ne procéder qu'à un seul changement, poste pour poste (remplacement de Zoubir par Gérard à la 74ème minute).

Le Racing n'a pris que sept points sur dix-huit en six rencontres (deux victoires tirées par les cheveux, un nul, trois défaites), soit le quatorzième bilan de la L2. Les résultats de ses adversaires lui permettent d'être encore dans la course à la montée. Sans changement, il pourrait en être exclu prochainement...

Lance

Championnat de France 2016-17 - Ligue 2
Vingt-troisième journée

Lens-Troyes : 0-0
Avertissements au Lensois Bourigeaud (90ème) ; au Troyen Giraudon (28ème)

Lens : Douchez (cap.) - Opare, Duverne, Cvetinovic, Lala - Bostock, Koukou, Bourigeaud - Fortuné, Lopez, Zoubir (Gérard, 74ème). Entraîneur : Alain Casanova

Troyes : Samassa - Cordoval, Hérelle, Martial (N'Diaye, 72ème), Traoré - Grandsir, Giraudon - Dingomé, Darbion (Ben Saada, 81ème), Nivet (cap.) - Niane (Tinhan, 67ème). Entraîneur : Jean-Louis Garcia.

Vidéo : compte YouTube LENS 1906

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