C'est maintenant que ça se joue !

Publié le par FatherTom

Les joueurs lensois viennent au moins de réussir une performance : celle de mettre leurs résultats en adéquation avec leur jeu. Vendredi, le nul concédé face à Troyes (0-0) a étiré à quatre rencontres la série d'insuccès du Racing, toutes compétitions confondues, et a confirmé que le Racing s'enlise, les Sang et Or présentant le quinzième bilan de Ligue 2 sur les deux derniers mois de compétition. Alors que les feux sont à l'orange, les Lensois tentent de se montrer sereins. "Le Championnat est encore long, avance ainsi Nicolas Douchez. C’est à la fin que l’on fera les comptes." Alain Casanova utilise les mêmes éléments de langage en lançant que "la montée ne se joue pas au mois de février".

Les points pris lors du mois le plus court de l'année comptent pourtant autant que ceux pris à d'autres occasions et les positions à l'approche du sprint final, si elles ne sont pas définitives, dessinent une tendance souvent validée en fin de saison. Ainsi, parmi les cinquante-quatre équipes montées lors des dix-huit derniers Championnat (ceux joués dans une poule de vingt clubs avec la victoire à trois points), seules treize n'étaient pas sur le podium à la fin du mois de février, alors que, selon les saisons, de vingt-cinq à trente journées s'étaient déjà déroulées. Autrement dit, 76 % des équipes placées à l'une des trois premières places à la fin du mois de février sont montées à l'issue de la saison. La troisième place ne délivrant plus d'accès direct à la Ligue 1, il est intéressant de regarder le devenir des équipes placées au deux premières places à l'entame du mois de mars. La tendance est semblable : 69 % des équipes qui ont terminé à l'une des deux premières places naviguaient déjà dans ces eaux à la fin du mois de février.

Évidemment, rester en embuscade durant l'hiver pour coiffer au poteau les autres équipes au printemps est possible. En 2007-08, Grenoble avait ainsi remonté un handicap de neuf points au sortir de février. Mais pour que cela soit possible, il faudrait que les Sang et Or se remettent à gagner, y compris en février, mois au cours duquel quatre matches (à Bourg-en-Bresse, face à Clermont, à Orléans et face à Valenciennes) sont encore programmés. "Il faudra gagner vingt matches dans la saison", avait prophétisé Alain Casanova à l'entame de la compétition. Les Artésiens, qui ne comptent que neuf succès à ce jour, devraient remporter leurs onze derniers matches de la saison pour être dans les objectifs de leur entraîneur s'ils ne parvenaient pas à prendre au moins une fois les trois points au cours de ce mois...

Il serait donc bon que Nicolas Douchez et ses partenaires regoûtent rapidement à la victoire. Une occasion se présente ce soir sur la pelouse de Bourg-en-Bresse. "C'est une équipe qui doit bien travailler, estime Casanova, avec un entraîneur qui a des principes et des idées sur le jeu car c'est une équipe qui pratique un très bon football, qui est engagée, joueuse, volontaire, agressive, qui, à domicile, pose beaucoup de problèmes." Bref, tout ce que n'est pas le RCL..

Grâce à son jeu, l'équipe entraînée par Hervé Della Maggiore est entrée il y a deux journées dans la première moitié du classement. Problème : les Sang et Or ont des difficultés face aux équipes les mieux classées. Depuis le début de la saison, Lens a affronté à douze reprises une équipe positionnée actuellement dans les dix premiers. Le bilan est très mauvais : seulement deux victoires (à Nîmes 0-2, à Brest 1-2), cinq nuls (à Niort 0-0, à Troyes 1-1, face à Bourg-en-Bresse 1-1, face à Reims 1-1 et face à Troyes 0-0) et cinq défaites (face à Amiens 0-1, à Sochaux 1-0, à Strasbourg 3-1, face à Nîmes 1-3 et à Amiens 2-1).

FatherTom

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