Coaching manquant

Publié le par FatherTom

Il y a des matches qui paraissent plus longs que d'autres... Au cours de la seconde mi-temps du match Lens-Nîmes (1-3), samedi dernier, le chronomètre semblait aussi gelé que les spectateurs de Bollaert. Il est vrai que les Sang et Or, menés au score, en faisaient peu pour les réchauffer.

Quand l'équipe en place semble être dans une impasse, du sang frais peut être le bienvenu. Depuis le début de la saison, cinq remplaçants se sont d'ailleurs montrés décisif : Kévin Fortuné, auteur de l'égalisation finale face à Tours (2-2) le 5 août ; Benjamin Bourigeaud, amenant la victoire à Valenciennes (1-2) le 24 septembre ; Viktor Klonaridis, auteur de l'égalisation face à Reims (1-1) le 22 octobre ; Jean-Ricner Bellegarde, auteur de la passe décisive face aux Champenois ; Mathias Autret, lançant Fortuné vers le but de la victoire face au Gazélec Ajaccio (2-1) le 17 décembre.

Malheureusement, face à Nîmes, la résignation avait envahi le banc de touche. "Le troisième but a sonné la fin de nos espérances", lançait ainsi Alain Casanova. Il restait pourtant près d'une demi-heure à ses joueurs pour tenter de revenir dans le match. Pour la neuvième fois de suite en Ligue 2, l'entraîneur lensois allait se contenter de ne procéder qu'à deux changements, alors qu'il est autorisé à en faire trois.

Depuis le 22 octobre, dernière fois où le coach artésien a remplacé trois joueurs, c'est donc l'équivalent de neuf joueurs qui auraient pu prétendre jouer mais qui ont dû se contenter de regarder leurs partenaires. La gestion de son effectif par Casanova interpelle : en plus de se passer définitivement des services de certains joueurs (voir notre article Le rêve de Chevalier a déjà pris fin), l'ancien Toulousain réduit drastiquement le groupe de ceux qui jouent.

FatherTom

Photo : rclens.fr

Publié dans Humeur