Bostock joueur lensois de l'année

Publié le par Lance

Bostock joueur lensois de l'année

Comme lors de chaque fin du mois de décembre, La Voix du Nord a décerné son titre de meilleur joueur lensois de l'année. Comme la saison passée, ce titre honorifique récompense un joueur qui n'a porté le maillot Sang et Or que lors de la deuxième partie de l'année. John Bostock succède en effet à Matthias Autret au palmarès.

Arrivé cet été en provenance de Louvain, le natif de Cambrewell s'est rapidement imposé dans le milieu de terrain lensois. Il a ainsi disputé les 1710 minutes de jeu de la phase aller du Championnat 2016-17, inscrit cinq buts (20% des réalisations du RCL) et offert quatre passes décisives (33% des passes décisives du RCL).

Le joueur a accordé une interview au quotidien régional. Il y évoque notamment sa jeunesse, passée dans un quartier difficile. "J'ai grandi dans les quartiers sud de Londres, à l'époque où il y avait une vraie culture des gangs. Mon issue de secours, c'était le football. C'est ce que j'aimais faire, que ce soit à l'école, quand je sortais de l'école, quand je rentrais chez moi. On n'avait pas de jardin, on avait un appartement tout petit, on vivait d'ailleurs à six dans un endroit avec deux chambres. C'était difficile. Du coup, je rêvais de devenir footballeur, c'était ma façon de m'en sortir."

L'international anglais (sélections dans les équipes de jeunes) qui a choisi de défendre les couleurs de Trinité-et-Tobago connaît très peu le pays de son père. "Dans les Caraïbes, tout le monde est relax, le temps est apprécié différemment. Si vous voyiez ma femme, elle est très organisée alors que moi, je suis peut-être trop détendu. C'est mon côté trinidadien. J'adore les gens, la musique, la nourriture. C'est super d'avoir un mix de culture, mon père est de là-bas, ma mère est écossaise. J'y suis allé deux fois, et une fois à Cuba. J'aimerais y aller plus, mais c'est loin, et aujourd'hui j'ai mon fils."

À défaut de se rendre plus souvent dans les Caraïbes, Bostock est heureux que le football lui ait permis de découvrir le Canada, la Belgique puis la France. "Où que vous alliez, vous apprenez, pas seulement de la culture locale, mais aussi sur qui vous êtes. Ça vous aide à vous développer. le truc le plus important que j'ai appris grâce à ça, c'est que je n'ai pas besoin d'être chez moi pour être heureux. La joie, c'est un choix, pas un endroit, une destination. [...] C'est vrai qu'au début, ma culture, ma famille peuvent me manquer. Et puis après, je me dis : "C'est un plaisir d'être ici en France." Certains ne quittent jamais leur ville. J'ai appris tout ça en bougeant. [...] Avant de venir, je n'étais pas spécialement curieux de vivre en France. Je me disais que c'était un grand pays, avec beaucoup de clubs, de joueurs talentueux. Mais quand j'ai entendu parler de Lens, je me suis dit "Il faut que j'y aille." Je vis à Arras, c'est très beau, la nourriture est excellente, les gens sont très sympas. Vous savez, en Angleterre, on pense que les Français ne nous aiment pas. Je me suis demandé comment j'allais être accueilli. Mais en fait, quand vous faites l'effort de parler la langue, les gens ici vous respectent. je n'ai aucun problème, tout s'est fait facilement."

Bostock se plait dans le Pas-de-Calais. Ses premiers mois au Racing lui ont permis de remporter trois titres honorifiques (meilleur joueur de L2 du mois d'octobre puis du mois de novembre, meilleur joueur lensois de l'année pour La Voix du Nord). Le milieu de terrain espère obtenir en 2017 ce qu'il est venu chercher à Lens : la Ligue 1.

Lance

Palmarès du joueur lensois de l'année
2006 : Seydou Keita
2007 : Nenad Kovacevic
2008 : Vedran Runje
2009 : Razak Boukari
2010 : Adil Hermach
2011 : Raphaël Varane
2012 : Lalaina Nomenjanahary
2013 : Ala-Eddine Yahia
2014 : Jérôme Le Moigne
2015 : Mathias Autret
2016 : John Bostock

Photo : rclens.fr

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