La justice est passée

Publié le par Lance

La justice est passée

"Police partout, justice nulle part" criaient les ultras au Havre, le 30 janvier. Sept mois après les incidents ayant marqué cette rencontre (voir notre article Un déplacement pour rien), la justice a pourtant répondu présent. Le tribunal de Béthune a jugé hier quatorze personnes pour dégradations, violences et outrages. Sept d'entre-elles ont été relaxées mais les sept autres ont été reconnues coupables et condamnées à un mois d'interdiction de stade et une amende de 200 ou 300 euros.

Nous le répétons à chaque interdiction de déplacement prononcée par arrêté (ministériel ou préfectoral) comme par la LFP : seuls les coupables doivent être sanctionnés. La justice a su distinguer ceux qui n'ont rien à se reprocher de ceux qui ont eu un comportement illégal. Il n'en reste pas moins que trop d'innocents ont une fois de plus été sanctionnés à la suite de ces incidents. Dans l'attente du procès, les sept personnes blanchies ont été interdites de stade pendant plus de quatre mois (parmi lesquels deux mois et demi sans match officiel joué par le Racing) ; trois jours après la rencontre au Havre, l'ensemble des Red Tigers n'a pu assister au match contre Brest ; les tribunes visiteurs des stades de Ligue 2 ont été fermées à l'ensemble des supporters lensois durant cinq des six derniers déplacements.

"Les fautifs présents en tribune visiteurs devront être sanctionnés, écrivions-nous au lendemain des incidents. Ceux qui étaient chargés d'assurer la sécurité des supporters mais les ont en fait mis en danger devront également s'expliquer." "Il y a eu, de part et d'autres, des attitudes qu'il n'aurait pas dû y avoir", a déclaré Jean-Pierre Roy, vice-procureur de la République, lors du procès. Aucun membre du service de sécurité du HAC ni aucun membre des forces de l'ordre n'a pourtant été jugé. Leur part de responsabilité explique cependant que les sept personnes reconnues coupables n'ont pas été davantage sanctionnées.

Lance

Publié dans Humeur