La crainte d'incidents s'est invitée à Douai

Publié le par Lance

La crainte d'incidents s'est invitée à Douai

Accueillir les supporters lensois a longtemps été une joie pour les clubs amateurs du Nord-Pas-de-Calais. Survenus quelques mois après ceux contre Metz et à Caen, les incidents qui se sont produit lors de Dunkerque-Lens (jets de fumigènes et de pétards sur la pelouse ayant interrompu le match à deux reprises, agression d'un journaliste) ont inquiété les organisateurs des matches amicaux suivants.

À Arras, où de nombreux supporters de Malines s'étaient également rendus, un bénévole évoquait avec stupeur le dispositif de sécurité qui devait être mis en place pour un match dit amical. Cinq jours plus tard, à Annœullin, un nombre impressionnant de membres de forces de l'ordre, considérablement équipées, était présent autour et à l'intérieur du stade.

À Douai, où le RCL affronte à 19 heures le RWS Bruxelles, les incidents de Loon-Plage ont fait resurgir à la mémoire des organisateurs les engins pyrotechniques jetés au bord de la pelouse du stade Demény deux ans plus tôt, à l'occasion du match de préparation contre Zulte Waregem. Le président du SC Douai a donc décidé d'appeler le président des Tigers, dont des membres sont impliqués dans certains des incidents survenus depuis la saison passée. "J'ai eu le président de ce groupe de jeunes au téléphone en lui expliquant que ce match était organisé à Douai dans un esprit de fête, indique Philippe Delfosse dans les colonnes de La Voix du Nord. Pour les spectateurs, les dirigeants et surtout les enfants. Nous sommes un partenaire privilégié du Racing chez les jeunes et nous tenons à le rester. Quand je lui ai exposé la situation, le président des Tigers m'a donné les garanties qu'il n'y aurait aucun débordement. Il m'a dit qu'à Loon-Plage, c'était un coup de sang et que ça ne se reproduira pas à Douai."

Aucun incident ne s'est produit à Arras mais quelques fumigènes et quelques pétards ont été utilisés par quelques énergumènes à Annœullin (aucun objet n'a cependant été jeté sur la pelouse). Très critiqués après Dunkerque-Lens, les ultras semblent avoir décidé de faire profil bas et compris qu'ils ne pouvaient plus se permettre le moindre débordement durant la saison. Il leur reste désormais à retrouver leur voix pour encourager à nouveau le Racing. Comme ils savent si bien le faire.

Lance

Publié dans Humeur