Des pseudo supporters ont encore frappé

Publié le par Lance

Des pseudo supporters ont encore frappé

Présent hier au stade Léo Lagrange d'Annœullin, Benjamin Bourigeaud n'en a pas foulé la pelouse. C'est en tribune, avec une attelle à la main droite, que le milieu de terrain lensois a passé son début de soirée. "Benjamin Bourigeaud s’est blessé à la main. Il a une fracture et va subir une petite intervention, a expliqué Antoine Kombouaré à l'issue du match contre Tubize. Je pense qu’il en aura pour deux-trois jours. Il a eu des problèmes extra-sportifs avec des gens à Arras alors qu’il se promenait avec Baptiste Guillaume, récemment transféré à Lille. Ils sont tombés dans un guet-apens. Six personnes s’en sont pris à Baptiste parce qu’il joue maintenant au LOSC. Benjamin a voulu le défendre." Le joueur aurait reconnu un ou deux de ses agresseurs - des personnes incapables de trouver la limite à ne pas franchir dans la rivalité historique existant entre Lens et Lille - et pourrait porter plainte. Cœur Sang et Or l'encourage vivement à le faire !

Onze jours plus tôt, à la fin du premier match de préparation contre Dunkerque, l'entraîneur lensois avait dû réagir aux incidents (jets de pétards et de fumigènes* par des ultras) qui avaient provoqué à deux reprises l'interruption de la rencontre (voir notre article Il y a une saison à préparer... et à jouer !). La saison passée, les matches contre Metz (voir notre article La désunion sacrée) et à Caen (voir notre article À cause de vous, on se tape la honte dans toute la France...) avaient déjà dû être momentanément arrêtés pour les mêmes raisons.

Comme L’Équipe le fait encore ce matin, la presse évoque alors le comportement de "supporters". Le mot est inexact et il convient de le remplacer par "pseudo supporters", terme utilisé par le RCL dans un communiqué condamnant les incidents de Lens-Metz et qui désignait uniquement les fauteurs de trouble présents dans le stade (voir notre article Le RCL condamne les incidents provoqués par de "pseudos supporters"). Les supporters encouragent leur équipe et tentent de l'aider par leurs actions. Quand des individus enfreignent la loi en introduisant puis en jetant des objets interdits dans une enceinte sportive ou en agressant un journaliste ou des joueurs, ils sont des délinquants qui pénalisent le club auquel ils se rattachent. Ils deviennent alors des pseudos supporters et ne peuvent prétendre à être considérés comme des supporters seulement après avoir purgé la peine qu'ils méritent.

Lance

* En tribune de presse, Joël Domenighetti, journaliste de L’Équipe, avait été agressé verbalement et physiquement par des membres des Red Tigers. La batterie de son ordinateur avait été jetée dans le public.

Photo : rclens.fr

Publié dans Humeur