Une discrète réhabilitation

Publié le par Lance

En avril, la DNCG avait ouvert une enquête en raison de "doutes sur la véracité des documents présentés" par Gervais Martel au cours de la saison 2014-15. Après investigation et audition du président lensois, le RCL et ses dirigeants ont été blanchis.

Gervais Martel est revenu sur cet épisode, mercredi face à la presse. « La DNCG a enquêté en disant que j'avais peut-être fait des faux et menti. Je vieillis mais je ne vais pas devenir faussaire à soixante ans. La situation est tellement compliquée et difficile à expliquer qu'il y a eu une enquête de la DNCG à laquelle on s'est prêté sans aucun problème. Tout ce qui a été fait à Bakou, tout ce qui a été fait en liaison avec l'actionnaire l'a été soit avec des dirigeants du club, soit avec un très grand cabinet d'avocats ou des personnalités de l’État, notamment l'ambassadeur Pascal Meunier. Jamais je ne suis intervenu seul pour inventer quelque chose. Je n'ai pas vu beaucoup de lignes mais ça n'a pas grande importance. J'ai été "réhabilité" par la DNCG alors que certains avaient mis en doute les actions que j'ai pu faire. »

Martel pointe du doigt un grand classique des médias : prolixes lorsqu'une personne est mise en accusation, ils le sont beaucoup moins lorsqu'elle est lavée de tout soupçon. Certains, sans attendre les conclusions de l'enquête, vont même jusqu'à condamner. Le site football365.fr s'était par exemple appuyé sur les propos de Richard Olivier (ancien président de la DNCG) pour écrire un titre accusateur qui ne respectait pas la présomption d'innocence...

Une discrète réhabilitation

Lance

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