"Un petit sacrifice", vraiment ?

Publié le par Lance

"Un petit sacrifice", vraiment ?

Le Racing a disputé samedi contre Nantes le dernier de ses dix-sept matches programmés à la Licorne. Les Lensois ont ainsi mis fin à dix mois de délocalisation qui les ont emmenés à Amiens, Saint-Denis (trois matches contre Paris, Lille et Marseille) et Calais (match de Coupe de France contre Lyon), les propriétaires ou les locataires des enceintes de la Région Nord-Pas-de-Calais homologuées pour la Ligue 1 ayant refusé d'accueillir le club du bassin minier.

Après une rencontre amicale disputée face à Saint-Étienne, les Sang et Or avaient joué leur premier match officiel en Picardie contre Guingamp, le 16 août. Les 9 512 spectateurs présents avaient immédiatement pris conscience qu'ils ne se sentiraient jamais chez eux à la Licorne, qui plus est dans une enceinte boudée par certaines associations de supporters.

Pendant presque toute la saison, le RCL a évolué sur des pelouses indignes de la Ligue 1 (Lens est dernier de l'inutile championnat des pelouses) et devant des affluences (17 205 spectateurs par match, soit la onzième moyenne de L1) et dans des ambiances incomparables avec ce qu'aurait proposé Bollaert. Dans ce contexte, le club du Pas-de-Calais - déjà affaibli par des difficultés financières - a souffert. "Le fait de jouer à Amiens et de ne pas avoir tout notre public, ça nous a bien coûté entre sept et huit points cette année", estimait Gervais Martel au début du printemps.

La route pour jouer des matches "à domicile" a souvent paru longue pour ceux étant restés fidèles au RC Lens cette saison et les dépenses engendrées par la programmation des matches à Amiens, Saint-Denis et Calais n'ont pas été indolores. En annonçant son choix de fermer Bollaert pendant une saison, Michel Faroux (directeur général adjoint du Crédit Agricole Nord de France) avait estimé que la délocalisation serait "un petit sacrifice". Comme redouté, cela a été bien plus...

Lance

Publié dans Humeur