Au feu !

Publié le par FatherTom

Au feu !

Depuis l'inoubliable lutte pour le titre de Champion de France 1998, Lens et Metz ne se quittent plus. Leurs trajectoires se trouvent comme emmêlées. Chacun des deux clubs a connu à peu près en même temps le haut de l'affiche, aussi symbolisé par la finale de la Coupe de la Ligue 1999, mais aussi les luttes moins médiatiques lorsqu'ils se sont côtoyés dans les différents ascenseurs les envoyant dans l'une ou l'autre des deux premières divisions. Durant de nombreuses saisons, la similitude sportive n'a fait qu'accentuer la ressemblance entre les deux clubs, bâtis sur quelques valeurs communes. "L’ancienne génération n’a jamais eu de problèmes, rappelait ainsi cette semaine Jean-Marc Krolik, membre du groupe Les Grenats et Blancs, sur le site lensois.com. Lors de la finale de la Coupe de la Ligue en 1999, nous avons bu du crémant avec certains Sang et Or pour célébrer le sacre de Lens. Je ne comprends pas cette rivalité entre les supporters. Nous sommes deux régions qui souffrent du chômage où il y a un passé commun notamment concernant la mine et le charbon. Auparavant, les deux publics étaient soudés."

Si aujourd'hui des conflits entre quelques poignées de supporters des deux camps ont éclipsé ce lien entre les deux clubs, un autre parallèle, cette fois symbolique, peut être effectué : sur les maillots des deux clubs apparaît la thématique du feu. Depuis deux saisons, à Lens, celle-ci est présente à travers le slogan "Azerbaijan, Land of Fire", du nom de la marque créée par Hafiz Mammadov pour promouvoir son pays. À Metz, la référence est bien plus ancienne puisqu'elle figure depuis 1967 sur le blason du club. Aux côtés de la Croix de Lorraine est en effet dessiné le Graoully, dragon légendaire qui terrorisait les habitants de Metz avant que Saint-Clément, premier évêque de la ville, n'en vienne à bout en lui plantant sa crosse sans le cœur. Depuis le début de la saison, le dragon est également présent sur le flanc des maillots des Grenats.

Alors que les deux équipes s'y rencontrent ce samedi, elles n'auront pas fait long feu en Ligue 1, la descente leur semblant promise un an après leur remontrée commune. "La première saison est souvent très compliquée pour les promus, rappelle Antoine Kombaouré. J’ai été surpris par le début de saison canon des Messins. [...] Mais aujourd’hui, ils sont comme nous. [...] Ce sera un miracle de pouvoir aller chercher la dix-septième place." "Si l’on perd contre Metz, ça ne sera plus possible, avoue Loïck Landre. Ce sera notre dernier coup à jouer. Il faudra donc absolument gagner." Même si l'une des deux équipes sortait vainqueur de l'affrontement, elle ne viendrait pas à bout du feu qui consume journée après journée ses espoirs de maintien. Sauf miracle, Lensois et Messins vivront un nouvel épisode de leur histoire commune la saison prochaine en Ligue 2.

FatherTom

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