Martel : "Si Mammadov ne verse rien et qu'il ne rend pas ses parts, on est morts"

Publié le par Lance

Martel : "Si Mammadov ne verse rien et qu'il ne rend pas ses parts, on est morts"

Battu par Évian (0-2) puis à Caen (4-1), le Racing Club de Lens compte six points de retard sur le dix-septième et sera très probablement relégué en Ligue 2 en fin de saison. Les dirigeants lensois ont commencé à travailler sur cette hypothèse. "On est allé voir Hafiz Mammadov avec le budget de L1 et le budget de L2. Il sait très bien combien il doit mettre l’an prochain si on est en L2 ou si on est en L1." Si aucun apport n'était effectué, le club ne pourrait faire face à un retour en Ligue 2 et à ses revenus moindre. "S’il ne verse rien, et qu’il ne rend pas les parts, on est morts, confirme Gervais Martel dans les colonnes de La Voix des Sports. L’actionnaire, c’est son rôle, il assume. Les 200 millions de pertes du foot français sont compensées par les actionnaires. Moi, si je pouvais le faire, et je l’ai déjà fait dans le passé, je le ferais, mais aujourd’hui je n’ai pas les fonds. Soit lui assume ses engagements, soit il faut que ce soit quelqu’un d’autre." "Pour forcer la main d'un actionnaire qui cherche à conserver à tout prix l'un de ses actifs en Europe mais ne veut plus - ou ne peut plus - mettre la main à la poche, il restera peut-être la solution de la dernière chance, écrit Joël Domenighetti dans L'Equipe : le redressement judiciaire, comme l'avait fait le VAFC la saison passée. Une menace de dépôt de bilan qui ferait démarrer un compte à rebours financier et reléguerait ipso facto le club en CFA2."

Les dirigeants lensois espèrent évidemment éviter ce scenario. "Hafiz nous a dit qu’il ne voulait pas quitter le club, qu’il voulait l’aider à s’en sortir, mais on voit bien pour l’instant qu’il ne peut pas le faire. Alors on a convenu avec lui que ça ne pouvait pas continuer comme ça, on a un passage devant la DNCG vers le 23 mai et on doit être fixés en amont. On est donc tombés d’accord pour acter une décision forte vers le milieu du mois de mars, annonce Martel : soit il a versé l’argent, et je ne parle pas d’un million ou deux, je parle de la totalité, soit il rend les parts du club. Il rend les parts à moi-même et ensuite, à moi de trouver des solutions avec nos avocats d’affaire pour que d’autres personnes rentrent dans le capital."

L'avenir de Gervais Martel à la tête du club dépendrait alors du choix fait par cet éventuel nouvel actionnaire. "Aujourd’hui c’est Mammadov, si ce n’est plus Mammadov ce sera un autre, qui aura lui aussi 99 % des parts. Moi je ferai le relais, je travaille pour trouver des solutions, mais je l’ai dit et je le répète : je ne serai plus actionnaire du RC Lens, ça c’est clair et net. Il est très possible que dès que cette solution sera trouvée, moi je quitte le club immédiatement. Je veux juste trouver une solution pérenne pour le club. Et ça, ça passe par le fait que l’actionnaire laisse la possibilité que quelqu’un d’autre que lui reprenne le club."

L'objectif sportif de maintien pouvant difficilement être atteint, il faut désormais espérer que le succès sera au rendez-vous en coulisses dans ce qui ressemble à l'opération de la dernière chance...

Lance

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