Le tour de France des champs de patates continue !

Publié le par FatherTom

L'alerte a été donnée la semaine dernière par Hubert Fournier, entraîneur lyonnais. "C'est impossible de vendre les droits d'image quand on montre les terrains comme à Reims ou à Amiens. Ça ressemble plus à des matches amateurs." Parti en croisade contre l'état des pelouses, le coach des leaders du Championnat propose d'utiliser le bâton contre ceux qui n'auraient pas la main verte. "Pourquoi ne pas enlever des points ? Pourquoi ne pas impacter les versements des droits télé ?", s’interroge celui qui n'avait pas formulé ces propositions la saison dernière lorsqu'il entraînait Reims, dont la pelouse a été jugée "catastrophique" par L'Equipe lors de sa dernière utilisation, le 10 janvier. Comme le rectangle vert rémois ne devrait pas être changé avant le printemps, c'est sur un terrain peu praticable que devraient évoluer dimanche les Lensois. Les Sang et Or ne devraient pas être perturbés : ils enchaînent les rencontres sur mauvais terrain depuis le mois de décembre...

Dimanche 7 décembre, dix-septième journée : Lens-Lille (1-1)

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Pour son deuxième match de la saison au Stade de France, Lens reçoit son rival sur une pelouse jugée "en état catastrophique" par L'Equipe. "Sur ce terrain, c'était compliqué de relancer court car on mettait nos coéquipiers dans la difficulté, expliquait Ahmed Kantari après la rencontre. Alors on avait tendance à jouer plus long, ce qui hachait le jeu." "J’espère qu’ils ne feront pas payer la location à Lens car c’est piteux et scandaleux de jouer sur un terrain comme ça, lançait de son côté René Girard, entraîneur canin. On pouvait se réjouir de jouer au stade de France mais finalement, c’est lamentable."

Samedi 13 décembre, dix-huitième journée : Montpellier-Lens (3-3)

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La Mosson inondée, l'équipe de Montpellier trouve refuge dans le stade dévolu au rugby. C'est sur une pelouse jugée "en très mauvais état" qu'a lieu la rencontre. "Je n’avais jamais vu ça !" s'enflammait Antoine Kombouaré. "Il fallait être sur le terrain pour voir que c'était injouable" confirmait le local Morgan Sanson. Tout le monde l'avait pourtant remarqué !

Vendredi 19 décembre, dix-neuvième journée : Lens-Nice (2-0)

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Vingt-quatre heures après Amiens-Strasbourg, c'est Lens-Nice qui se joue dans la capitale picarde. Avec ces cadences, la pelouse est ce vendredi de décembre "en mauvais état". "Il est difficile de jouer sur un terrain catastrophique, regrettait l'Azuréen Romain Genevois. Il n’aurait pas fallu prendre ce premier but. Car déjà que la pelouse nous mettait en difficulté pour jouer. Alors remonter un but, ça devenait compliqué."

Dimanche 4 janvier, 1/32 de finale de Coupe de France : Lens-Lyon (2-3)

Le tour de France des champs de patates continue !

Pour son premier match de l'année 2015, c'est à Calais, sur une pelouse grasse, que Lens reçoit Lyon. "On s'est qualifié sur un terrain qui était vraiment difficile, compliqué pour jouer au football", déclarait après le match Christophe Jallet.

Samedi 10 janvier, vingtième journée : Guingamp-Lens (2-0)

Le tour de France des champs de patates continue !

Depuis le passage à 2015, la pelouse du Roudourou souffre d'un étrange mal qui l'a rendue "médiocre". "Du gazon coupé a été disséminé [avant le match contre Lens] sur la zone abîmée, qui a ensuite été peinte en vert, pour revêtir une allure normale", rapportait Ouest France. Le camouflage n'éliminant pas la mystérieuse toxicologie, la pelouse est changée, mais après la venue de Lens. "En six jours, le stade a retrouvé son herbe verte presque partout. Cela, à la suite de grands travaux menés tambours battants", expliquait le quotidien local.

Samedi 17 janvier, vingt-et-unième journée : Lens-Lyon (0-2)

Le tour de France des champs de patates continue !

Les cadences infernales continuent à Amiens ! Moins de vingt-quatre heures après Amiens-Dunkerque se dispute la rencontre Lens-Lyon sur une pelouse jugée "exécrable". "Les Lensois sont aussi mal classés en Ligue 1 qu'au championnat des pelouses et l'un des deux classements est une injustice, jugeait Vincent Duluc dans les colonnes de L'Equipe. Le terrain d'Amiens, une ville dont l'hospitalité ne saurait être remise en doute, est un pitoyable bourbier dont le club nordiste n'est pas responsable. Que le rouge monte au front des dirigeants du football français qui ont organisé un match de Ligue 1 en ces lieux, moins de vingt-quatre heures après un match de National, au coeur de l'hiver." De son côté, Jordan Ferri avait une pensée pour ses homologues artésiens. "Je plains sincérement cette équipe lensoise qui doit jouer sur cette pelouse une semaine sur deux", déclarait-il. Si ce n'était qu'une fois sur deux...

FatherTom

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