Lens a rendez-vous avec la DNCG

Publié le par Lance

Lens a rendez-vous avec la DNCG

Le Racing Club de Lens sera auditionné par la DNCG ce mardi à 14h30. Gervais Martel retrouvera au siège de la LFP Richard Olivier, l'homme qui avait prédit en août le dépôt de bilan du Racing. "Lens ira-t-il au bout de la saison, s'interrogeait-il alors ? Je ne le crois pas, malheureusement. Les faits nous ont toujours donné raison." C'est peut-être aussi en pensant au président de l'instance de contrôle de gestion que Martel s'en est pris hier à ceux qui ont annoncé la mort du RCL. "Je suis sidéré d'entendre des choses qui sont totalement fausses, de lire des rumeurs de malades."

La DNCG avait exigé le versement sur le compte du club de quatre millions d'euros pour lever l'interdiction de recrutement infligée le 5 août. Cette somme ayant enfin été réunie, Lens devrait en toute logique être enfin autorisé à recruter. Le gendarme financier pourrait toutefois contrôler le recrutement artésien en encadrant sa masse salariale et/ou en l'interdisant de transferts onéreux. De telles décisions n'auraient en fait aucune conséquence pour le club du Pas-de-Calais qui n'a l'intention de se renforcer qu'avec des joueurs libres ou prêtés et qui a de la marge dans la gestion de sa masse salariale (fixée à treize millions d'euros lors de la présentation du budget 2014-15, elle est actuellement de six millions).

S'il est autorisé à recruter, le RCL proposera alors dans la foulée un contrat à Samuel Atrous, Benjamin Boulenger et Landry N'Guemo avant d'accueillir deux ou trois joueurs supplémentaires en janvier. Une prolongation de contrat sera également proposée à plusieurs jeunes talents lensois.

La DNCG peut-elle maintenir l'interdiction de recrutement prononcée à l'encontre du RCL ? Il serait incompréhensible qu'un supposé versement de quatre millions d'euros en août ait autorisé le club à rémunérer des joueurs pour onze mois alors que le même apport en décembre empêche le paiement de joueurs durant six mois.

Gervais Martel refuse que l'instance de contrôle de gestion attende le versement des quatorze millions attendus en janvier pour permettre au Racing de se renforcer. "Vous connaissez un commerce où on doit avancer l'ensemble des recettes au 1er janvier ? Ça n'existe nulle part sauf à la DNCG en France. Je m'en expliquerai avec eux." Le président lensois compte sur la garantie que constituent les accords signés avec un groupe azerbaïdjanais. "Je présenterai un plan A avec Hafiz Mammadov et un plan B avec un autre actionnaire azéri susceptible de se substituer à Mammadov", indique-t-il ce matin dans les colonnes de L'Equipe. Le natif de Oignies semble davantage compter sur la deuxième hypothèse. "J'ai du respect pour Hafiz Mammadov et pour ce qu'il a fait jusqu'à maintenant. Mais je ne peux pas vivre dans le passé. Je me tourne vers l'avenir." Une page semble se tourner...

Martel espère également que les désaccords apparus ces derniers mois entre la DNCG et le RCL ne porteront pas préjudice à son club. "La DNCG a rétrogradé le RC Lens en deuxième division parce que Hafiz Mammadov n'avait pas amené d'argent en juillet. Le CNOSF a donné raison au RCL et l'a maintenu en première division. La DNCG a été contrariée par cette décision mais je me fous pas mal de ce que pensent les uns et les autres."

Si Lens n'obtenait pas gain de cause cet après-midi, le club "agira en conséquence", prévient Martel. Le Racing pourrait alors faire appel de la décision prise par le gendarme financier puis saisir le CNOSF. Quoi qu'en pense la DNCG.

Lance

Vous pouvez écouter ou réécouter l’intervention de Gervais Martel, hier sur France Bleu Nord, dans notre article "Martel : Des accords ont été paraphés avec un autre groupe azerbaïdjanais".

Publié dans Humeur