Landre, la récidive

Publié le par FatherTom

Ce jeudi, le RCL sera l'attraction de la rue Léo Delibes, à Paris, où se dresse le siège de la Ligue. En plus d'y être reçus par la DNCG pour évoquer la suite de la saison, les dirigeants lensois pourraient avoir l'idée de demander à l'un de leurs avocats d'aller plaider la cause de Loïck Landre. Exclu en début de rencontre face à Lorient samedi à la suite d'un tacle non maîtrisé sur Valentin Lavigne, le joueur saura la sanction que prononcera à son encontre la commission de discipline.

Même s'il n'a récolté que six cartons jaunes depuis qu'il est arrivé à Lens l'été dernier (un seul avertissement cette saison obtenu à Lyon), Landre n'est pas un inconnu des membres de l'instance disciplinaire. Le joueur formé au Paris-SG s'est en effet déjà fait remarquer pour un tacle dangereux lorsqu'il portait les couleurs de Clermont. Le 28 janvier 2012, le joueur alors prêté par le club de la capitale avait dû quitter précipitamment ses coéquipiers après un geste sur le Bastiais Fetih Harek. Comme à Lorient le week-end dernier, le geste de Landre avait eu lieu en tout début de rencontre (au quart d'heure de jeu en Bretagne, après huit minutes en Auvergne).

A l'époque, le défenseur avait été sanctionné - pour un geste bien plus violent que celui commis au Moustoir - de trois matches de suspension. Mais Harek en était sorti indemne et avait même poursuivi le match. De son côté, Lavigne a été évacué sur civière et souffre d'une entorse grave du ligament interne du genou gauche, sans atteinte du ligament croisé antérieur. Son indisponibilité est estimée entre deux et trois mois. Problème : la commission a l'habitude de tenir compte de la durée d'indisponibilité du joueur blessé pour décider de son verdict, même si certains arrivent à passer entre les mailles du filet. Auteur en janvier 2011 d'une semelle qui avait éloigné des terrains Adil Hermach durant plusieurs semaines, Florent Balmont n'avait par exemple reçu aucune sanction.

Pour sa défense, Landre pourra arguer du concours de circonstances. "Il y a beaucoup de malchance dans cette blessure, mais ce n'est pas un attentat, expliquait ainsi Antoine Kombouaré à l'issue de la rencontre. Il ne veut pas le casser. Surtout pas." Les commentaires en direct sont d'ailleurs moins sévères que ceux faits a posteriori (voir vidéo). Si Landre a incontestablement mis trop d'engagement dans son intervention, un élément particulier au club lorientais a pu jouer un rôle aggravant. "C'est vrai que j'y vais fort, avec mon engagement, raconte le défenseur lensois. Malheureusement, avec le synthétique, sa jambe peut rester bloquée."

FatherTom

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